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Notre classe

Interdiction des licenciement !

Scopelec. Alors que les profits augmentent, un plan massif de licenciement est en cours

Alors que ses profits augmentent, ce mercredi, l’entreprise Scopelec, sous-traitant d’Orange, a annoncé un plan de licenciement de plusieurs centaines de personnes. Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise, revendiquons l’interdiction des licenciements !

jeudi 7 juillet

Crédit : ALAIN JOCARD / AFP

La société coopérative française d’ingénierie des communications et des réseaux Scopelec, sous-traitant d’orange a annoncé, ce mercredi matin, un plan de licenciement de 500 à 550 salariés selon.

Et pour cause, la rupture du contrat avec Orange, qui représentait 40 % du chiffre d’affaires de cette entreprise, estimé à 475 millions d’euros en 2021

Le plan de licenciement a été présenté le 30 juin au tribunal de commerce de Lyon et doit être validé en septembre. L’entreprise orange doit, quant à elle, confirmer ses engagements à son sous-traitant.

Ces licenciements vont venir s’ajouter aux plus de 1 000 départs (volontaires ou salariés repris par d’autres entreprises du secteur), depuis le début de la crise, fin 2021. Les 3 600 salariés de ce groupe qui souffraient déjà du manque de personnel, vont donc voir leurs conditions de travail encore diminuer.

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Ainsi, ce plan de licenciement, bien qu’apparemment justifié par la perte du contrat avec Orange, semble assez paradoxal, en vue des bénéfices, très importants, engrangés par cette entreprise de 3 600 salariés. En effet, le total du bilan a augmenté de 23,22 % entre 2019 et 2020 selon et, si l’on regarde encore plus globalement, le chiffre d’affaires de l’entreprise Scopelec est passé, de 231 millions d’euros, en 2013, à 463 millions d’euros, en 2020.

De plus, ce plan de licenciement rentre dans une politique plus globale, visant à faire payer la crise aux travailleurs, dans le seul but d’augmenter toujours plus les profits de quelques grands patrons.

Ces derniers, licencient, cassent les conditions de travail de leurs salariés, travaillant dans des conditions toujours plus difficiles et précaires, et le cas de Scopelec, n’en est qu’un énième exemple.

De nombreuses grèves ont, récemment, exprimé cette colère contre des conditions de travail toujours plus difficiles et précaires, et des salaires qui n’augmentent pas, contrairement à l’inflation. À l’image de l’appel à la grève nationale des Chronodrives le 9 juillet, ou encore de la grève de Roissy, de la SNCF, du secteur hospitalier, pour ne parler que de cette semaine.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise, revendiquons l’interdiction des licenciements, mais aussi l’ouverture des livres de compte, afin que les patrons ne puissent plus mentir sur les raisons les poussant à licencier !



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