^

Notre classe

Crise économique

Tempête de plans sociaux. General Electric va supprimer 764 emplois en France

Le géant états-unien Général Electric va supprimer 1 225 emplois en Europe dont 764 en France. Un nouveau plan social inacceptable dans le cadre de la vague de licenciements qui s'abat partout dans le monde.

mercredi 9 septembre

Photo : Patrick Hertzog / AFP

Ce mercredi, France Bleu et Libération ont dévoilé la volonté du géant états-unien General Electric de supprimer 764 en France, et de fermer le site de Belfort laissant ainsi 89 personnes au chômage. Le plan social devrait être dévoilé dans son entièreté la semaine prochaine, mais quelques jours après l’annonce d’un « grand » plan de relance du gouvernement, c’est encore une fois les travailleurs et travailleuses qui payent la crise.

Ce mercredi 9 septembre, c’est un nouveau coup de massue qui tombe pour les 16 000 salarié-e-s de Général Electric qui subissent déjà depuis trois années de lourds plan sociaux, avec notamment 485 suppressions de postes l’an dernier. En effet, d’après des sources concordantes de France Bleu Belfort-Montbéliard et d’après Libération, le géant états-unien prévoit la suppression de 1 225 emplois en Europe, dont 764 emplois en France au sein de sa filière énergie renouvelable, sur fond de délocalisation en Hongrie, Inde ou Chine.

Le plan social complet devrait être dévoilé la semaine prochaine lors d’un comité européen, et ces licenciements ne pourraient être que la première phase d’un plan social plus vaste d’après Libération.

Toujours selon ces mêmes sources, cinq années après le rachat du site d’Alstom Belfort par Général Electric, le géant états-unien va annoncer fermeture du site. Ainsi, 30 salarié-e-s vont recevoir une proposition de déménagement à Grenoble dans un site de Général Electric, et 89 personnes vont se retrouver au chômage.

Pour Damien Meslot, le maire de Belfort, « symboliquement, c’est tout de même la poursuite du démantèlement de GE dans un de ces sites historiques », c’est pourquoi il souhaite être reçu par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie. En parallèle, les syndicats du site se sont concertés et réfléchissent à une éventuelle action pour dénoncer cette nouvelle vague de licenciement.

Par ailleurs il est intéressant de souligner que ce plan social visant, principalement la branche énergie renouvelable du géant américain, intervient peu après l’annonce par Castex d’un « grand » plan de relance censé miser sur la transition écologique et les énergies renouvelables. Ce qui démontre bien, qu’en réalité, ce plan de relance à hauteur de 100 milliards d’euros n’est en rien là pour défendre les salarié-e-s mais qu’il vise plutôt à offrir des dizaines de milliards d’euros au grand patronat.

Dans ce contexte de crise économique sans précédent, Général Electric, comme tout le reste du grand patronat, cherche à assurer ses profits en faisant payer la crise aux travailleurs et travailleuses. Ainsi, pour que ce soit aux capitalistes de payer la crise, « l’urgence absolue est d’exiger l’interdiction des licenciements et de toutes formes de suppressions d’emplois ; la fin des emplois précaires de type CDD ou intérim, pour des reconversions en CDI ; et contre la baisse des salaires. Contre le chômage, déjà conséquent et qui menace d’exploser dans les prochaines semaines, il est tout aussi indispensable d’exiger le partage du temps de travail, sans baisse mais avec une augmentation nette des salaires ».




Mots-clés

Crise économique   /    General Electric   /    Licenciement(s)   /    Notre classe