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Politique

Université d’été internationaliste : près de 350 personnes pour débattre révolution sous le soleil aveyronnais

C’est sous un soleil de plomb que s’est ouverte ce jeudi l’université d’été internationaliste et révolutionnaire impulsée par Révolution Permanente et les groupes de la Fraction Trotskiste Quatrième Internationale en Europe. Près de 350 personnes, travailleurs et étudiants ont ouvert les débats pour cette première journée avec un premier plénier sous le signe du mouvement international des femmes.

jeudi 4 juillet

C’est au cœur de l’Aveyron, dans un cadre idyllique, que des travailleurs et des jeunes venus de France, de l’Etat Espagnol, d’Allemagne et d’Italie ont entamé les premières discussions et débats de cette seconde édition de l’université d’été internationaliste et révolutionnaire. Chaleureusement accueillis par les travailleurs du village-vacances, une partie des participants est arrivée ce mercredi dans la soirée. Ils seront attendus tout au long du week-end. Pour accueil, le village-vacances a offert un pot d’accueil autour de produits de la région. Les travailleurs du village-vacances ont été reçus par les participants par des applaudissement fournis.

Stratégie, politique et Gilets jaunes…

Au programme : des débats, des discussions mais aussi des tables-rondes autour de différents thèmes comme les Gilets jaunes, le mouvement international des femmes ou encore la grève des travailleuses d’ONET. Ce jeudi, étaient à l’honneur les travailleurs précaires avec une table ronde regroupant des jeunes travailleurs précaires de France comme de l’Etat espagnol, d’Allemagne (université de Berlin, Deliveroo et Telepizza). L’atelier autour du marxisme et de l’art militaire a permis d’introduire les principaux concepts de l’important livre de Emilio Albamonte et Mathias Maiello. Dans un autre atelier, Juan Chingo, auteur d’un nouvel ouvrage sur les Gilets jaunes, a exposé sa vision de l’internationalisme, un internationalisme plus que nécessaire à l’aube où le souverainisme et les solutions réactionnaires ont pignon sur rue.

…mais aussi détente et loisirs

Mais entre deux ateliers, c’est aussi des baignades, des rires, la danse autour duquel se retrouvent les centaines de participants, travailleurs et jeunes, à l’international. Pour cette première journée, le plaisir de se retrouver est palpable. L’après-midi, avant le plénier du soir, un plongeon en rivière. Le soir, le film « Les Révoltés » est projeté, retraçant mai 68. Ce vendredi sera mis à l’honneur les Gilets jaunes avec la projection du film « Gilets jaunes, une répression d’Etat », en collaboration avec Street-Press. Des soirées dansantes aux baignades en passant par les foots, l’université d’été est aussi un moment de détente après une année intense de lutte de classe.

Pan Y Rosas : le mouvement international des femmes à l’honneur

Pour ouvrir l’université d’été, c’est le mouvement international pour le droit des femmes qui est mis au premier plan dans un plénier comble. Dans son intervention Andréa Datri commence en faisant une première définition : « Pan y Rosas est comme une nouvelle vague féministe à l’échelle internationale », avant d’être applaudie. « pour la première fois, les femmes nous sommes la moitié de la classe travailleuse, nos revendications en tant que femmes, peuvent avoir une influence, un poids, une importance que nous n’avons jamais vu à aucun autre moments », continue-t-elle.

Le mouvement des femmes « avance dans sa radicalisation, dans une situation objectivement nouvelle », elles pourraient être jouer un rôle majeur « dans la construction d’une nouvelle subjectivité de notre classe, des opprimés et des exploités ». L’ambiance est plus que jamais au combat des femmes contre les divisions imposées par les classes dominantes. Il s’agit plus que jamais d’« essayer d’élever les revendications des femmes jusqu’à l’affrontement avec l’Etat capitaliste, responsable du maintien du patriarcat du machisme et de sa violence. »