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Politique

Tué par la police

Val d’Oise. Un policier tue un homme de 34 ans d’un tir de taser lors d’une expulsion locative

Lors d’une expulsion locative ce matin dans le Val-d’Oise, un policier a tasé le locataire de l’appartement, entraînant un arrêt cardiaque qui a causé la mort de la victime. Un nouveau drame et un nouveau mort des mains de la police.

mercredi 23 juin

Crédits photo : AFP

Rapportés par plusieurs médias, les faits ont eu lieu ce mercredi matin dans la commune de Pierrelaye (Val-d’Oise), rue Léon Pelouze. La police est intervenue à 9h50, accompagnée d’un huissier de justice, dans l’appartement d’un homme de 34 ans qui faisait l’objet d’une expulsion locative. Après avoir reçu un tir de taser au niveau du thorax, infligé par la police, l’homme a fait un arrêt cardiorespiratoire qui a entraîné sa mort, malgré l’intervention du Samu qui n’a pas réussi à le sauver.

Les circonstances ayant entraîné ce tir de taser demeurent encore floues. Selon Le Parisien, l’homme, qui vivait seul, n’aurait pas entendu les policiers rentrer dans son appartement. Réveillé brusquement, il se serait emparé d’un couteau et aurait tenté de s’en prendre aux policiers. L’un d’entre eux lui aurait tiré dessus avec son arme à feu, mais sans réussir à l’atteindre. Son collègue aurait donc fait usage de son taser dans un second temps, le touchant au thorax. France Bleu, citant des sources policières, relate une version différente : la victime aurait ouvert calmement à la police, puis dans un second temps aurait « sorti un couteau » et « tenté de pointer » un des policiers avec.

Des versions qui diffèrent et qui appellent à la vigilance, comme toutes les versions de la police, qui ne cesse de falsifier les faits pour la tourner à leur avantage dans ce type de drames. Encore récemment, plusieurs exemples nous rappellent que la falsification policière est monnaie courante, comme l’affaire de Viry-Châtillon, où des faux procès verbaux ont envoyé de jeunes innocents en prison, ou encore la falsification de PV à Bobigny pour couvrir une interpellation policière ultra-violente.

Toujours est-il que cet événement constitue un nouveau drame et un nouveau mort des mains de la police. Un drame qui rappelle par ailleurs à quel point la généralisation des tasers par le gouvernement « pour remplacer la méthode d’étranglement » n’est que de la poudre aux yeux, le taser pouvant lui aussi causer la mort. Notre solidarité va à la famille et aux proches de la victime.




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