^

Politique

Crise sanitaire

3 millions de morts du Covid dans le monde : il faut lever les brevets !

Alors que les vagues de coronavirus ne cessent de s’enchaîner, témoignant d’une situation sanitaire de plus en plus alarmante et une épidémie qui n'en finit pas, il faut tirer un bilan : les gouvernements capitalistes sont incapables de nous sortir de la crise sanitaire. Alors que les grandes puissances se déchirent le vaccin et empêchent les pays les plus pauvres d'accéder aux doses, la perspective d’une sortie de la crise semble très compliquée dans la situation actuelle. L'irrationalité du système capitaliste nous mène à la catastrophe : il faut reprendre nos affaires en main !

lundi 19 avril

Nous avons franchi ce dimanche 18 avril la barre des 3 millions de morts dans le monde depuis le début de l’épidémie. Un triste décompte qui témoigne d’une situation sanitaire qui ne va pas en s’arrangeant. La situation sanitaire particulièrement dramatique au Brésil et en Inde, qui ont développé des variants du virus, vient compromettre la situation sanitaire mondiale.

Si la mutation du Virus correspond à un phénomène naturel, les mutations actuelles sont la conséquence des politiques sanitaires des différents gouvernements. Au Brésil par exemple, le gouvernement de Bolsonaro, à totalement nié l’épidémie et refusé systématiquement de mettre en place des campagnes de test et vaccination massive. Cette absence de mesure prises pour stopper la circulation du virus est la cause de la prolifération des variants aujourd’hui. La conséquence de la politique criminelle de Bolsonaro place le Brésil sur le triste podium des pays les plus endeuillés par l’épidémie, avec 372 000 personnes décédées du Covid19 depuis mars dernier. Comme l’explique Jesem Orellana, chercheur à l’Institut Fiocruz « Le Brésil est devenu un laboratoire à variants à ciel ouvert. ».

Partout dans le monde, les gouvernements capitalistes se résignent à opter pour une stratégie d’atténuation du virus c’est à dire tenter de diminuer les effets du virus sans briser les chaînes de contamination, en mettant en quarantaine les cas et leur famille. En effet, les gouvernements optent pour la stratégie la moins coûteuse et qui remet pas en cause l’activité économique du pays. C’est exactement la stratégie adoptée par le gouvernement Macron, qui ne prend aucune mesure pour arrêter la circulation du virus, ce qui fait de la France un "incubateur à variants" selon l’épidémiologiste Renaud Piarroux. Il explique ainsi : "Si l’exécutif reste sur sa ligne de "vivre avec le virus", en misant essentiellement sur la vaccination pour freiner l’épidémie et en faisant le minimum sur le reste, la descente sera lente." Surtout, il alarme sur la circulation des variants en France : "Avec une épidémie maîtrisée et un niveau de circulation viral aussi important que celui que nous connaissons aujourd’hui, nous sommes nous-mêmes devenus des incubateurs de mutations. Le Brésil de l’Europe, c’est nous, même si nous ne sommes pas les seuls. Regardez : des nouveaux variants apparaissent déjà en France. On a parlé du variant breton et du variant d’Henri-Mondor, mais il y en a d’autres.

En clair, la gestion capitaliste de la crise, accélère et accentue l’épidémie, car en plus des variants la campagne de vaccination se heurte sans cesse à l’irrationalité du système capitaliste. 82% de la production de Pfizer et 78% de la production de Moderna sont ainsi détenus par les premières puissances mondiales. En effet, alors que les pays impérialistes comme le Canada ont pu acheter de quoi vacciner quatre fois l’ensemble de leur population, Haïti n’a toujours pas reçu une seule dose de vaccin, laissant ainsi 11 millions d’habitants dans l’incertitude et la misère. Cette absurdité est propre au système capitaliste, soumise aux grandes entreprises pharmaceutiques, qui enregistrent des bénéfices record en vendant leur vaccin au plus offrant. Comme exemple le plus récent, c’est le laboratoire Pfizer, qui a augmenté le prix de son vaccin de 25% pour augmenter son bénéfice sur les ventes de vaccin, rendant impossible aux pays semi-coloniaux de s’en procurer. De plus, toujours dans une logique de profit, les grandes entreprises capitalistes refusent de rendre public les brevets se qui rend impossible la production de vaccin à l’échelle mondiale. Il est plus que jamais évident que la stratégie nationaliste et concurrentielle de la crise ne fait que prolonger l’épidémie.

Même l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), et le Pape, qui sont pourtant connus pour soutien sans faille aux puissances impérialistes, demandent la levée des brevets. Les gouvernements capitalistes et leur gestion qui, pour ne jamais mettre en cause l’activité économique ne peut pas mener des politiques préventives et permettant de diminuer la circulation du virus. La situation qui s’est ouverte avec les nouveaux variants souligne l’importance des interventions visant à freiner ou à supprimer la contagion, essentielles pour mettre fin à la pandémie une fois pour toutes. Le droit de propriété intellectuelle que défendent les États impérialistes pour satisfaire la soif de profit des grandes entreprises pharmaceutiques est un frein considérable dans la vaccination qui permet de réduire les formes graves du Virus. A leur gestion criminelle et répressive, il est temps d’imposer une gestion par en bas, des travailleur.e.s qui sont les seuls capables de prendre en charge la crise sanitaire.

Il est urgent que nous opposions à la gestion autoritaire et capitaliste de la crise sanitaire, une gestion démocratique par la population. Il est urgent d’investir massivement dans les hôpitaux et les structures de santé afin d’augmenter le nombre de lit en réanimation . Exigeons la levée immédiate des brevets sur les vaccins ainsi que la réquisition immédiate de l’appareil de production, ça n’est que sous contrôle des travailleurs et travailleuses que nous pourrons mener à bien une stratégie de vaccination massive ! La gestion de la crise capitaliste nous mène de vagues en vague de contaminations à la catastrophe sanitaire ! Il est temps d’y mettre fin !




Mots-clés

Crise sanitaire   /    Epidémie   /    Coronavirus   /    Politique