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Notre classe

Contre la répression syndicale

300 personnes devant le tribunal de Cergy pour exiger la réintégration de Gaël !

Ce jeudi à 9h30 avait lieu un rassemblement au tribunal de Cergy pour soutenir Gaël Quirante, militant syndical et politique réprimé par sa direction et dont le licenciement avait été autorisé par l’ex-ministre du travail Muriel Pénicaud. Gilets jaunes, raffineurs, cheminots étudiants, salariés de Monoprix… De nombreux soutiens étaient présents pour exiger sa réintégration et montrer au patronat et au gouvernement que s’ils touchent un seul d’entre nous, c’est l’ensemble de notre classe qui répliquera.

jeudi 14 janvier

Ce jeudi à 9h30 avait lieu un rassemblement au tribunal de Cergy pour soutenir Gaël Quirante, militant syndical et politique réprimé par sa direction et dont le licenciement avait été autorisé par l’ex-ministre du travail Muriel Pénicaud. En tout, environ 300 personnes étaient présentes pour exiger sa réintégration.

Militant du mouvement ouvrier, secrétaire départemental de Sud Poste 92 et militant du NPA, Gaël Quirante a été de toutes les grandes dernières batailles, de celle des Gilets jaunes à la grève contre la réforme des retraites. Adrien Cornet, raffineur à Grandpuits, où se déroule actuellement une grève reconductible contre le plan de suppressions d’emploi que veut faire passer Total, rappelle ainsi : « Gaël c’est un combattant, un militant syndicaliste hors pair qui a marqué l’histoire de la lutte en Île-de-France ».

Jérôme Rodriguez, figure du mouvement des Gilets jaunes, était également présent pour affirmer son soutien.

Après une lutte acharnée contre sa direction, qui a tenté par dix fois de le licencier et l’a mis à pied de nombreuses fois, Gaël Quirante avait finalement été licencié le 25 mars 2018 sur autorisation de l’ex-ministre du travail Muriel Pénicaud. Une répression à laquelle ses collègues n’ont pas tardé à réagir, 150 facteurs et factrices des Hauts de Seine s’étant dès le lendemain mis en grève. Pendant cette grève de près de 15 mois, Gaël a pu continuer à jouer son rôle syndical et lutter aux côtés de ses collègues. Ce jeudi, des postiers de plusieurs régions étaient justement présents, et l’un d’entre eux déclarait que “soutenir Gaël, c’était l’évidence même”, avant d’ajouter : “Gaël, on est tous derrière toi”. Des délégations de postiers du Calvados, de Normandie, Bretagne, Ille-et-Vilaine, Bordeaux, Marseille, du 77, 78 et du 95 étaient présentes.

Alors que l’Inspection du travail et les services du Ministère du Travail avaient pris position contre le licenciement, les patrons de La Poste ont fait appel à Muriel Pénicaud pour faire passer le licenciement en force, montrant bien qu’il s’agissait là d’une répression politique, ayant pour but de faire de Gaël Quirante un exemple. Cette répression féroce s’abat régulièrement sur tous les syndicalistes et travailleurs qui osent relever la tête, à l’image de la répression à l’encontre d’Éric Bezou de la SNCF ou encore Alex El Gamal de la RATP. Face au patronat et au gouvernement qui tentent de nous mater, seule la solidarité entre travailleurs paie. Conscients de la nécessité de cette solidarité, les salariés de la CGT Monoprix, eux-mêmes assignés par leur employeur en décembre dernier, étaient également présents pour soutenir Gaël.

De nombreux autres secteurs étaient présents en soutien : la CGT Dunkerque, la CTG TUI France, l’Intersyndicale de la dirrecte Ministère du travail, la CGT RATP Asnières, l’UL CGT 92, Sud McDonald’s, des cheminots de Sud Rail et la CGT cheminots, la CGT infocom ainsi que des professeurs. Parmi les soutiens politiques, étaient présents Lutte Ouvrière, le NPA et la France Insoumise.

Le rendu du tribunal administratif sera finalement rendu le 28 janvier. Si nous n’avons pas d’illusion sur la justice de classe qui opprime les plus faibles et sanctionne ceux qui se battent contre l’exploitation, il était cependant important d’être présents au rassemblement et il reste impérieux de soutenir Gaël pour montrer qu’il n’est pas seul. Une réintégration serait une victoire pour la classe ouvrière, et un avertissement contre le patronat et le gouvernement qui cherchent à réprimer toujours plus celles et ceux qui se battent et luttent.




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