^

Licenciements

Aéronautique. 47 % des heures des intérimaires supprimées en 2020 dans la région Occitanie.

Selon Prism’emploi, en France, « le nombre d'heures de missions de travail temporaire diminue de 61 % en avril 2020 par rapport à avril 2019 ». Dans la région Occitanie, ce sont plus de 47% des heures des intérimaires qui ont été supprimées en un an, assure ce baromètre. Les intérimaires et les précaires sont donc les premiers à subir les attaques patronales due à la crise économique.

jeudi 23 juillet

Crédits photo : AFP

La crise économique engendrée par le confinement a fortement impacté le secteur de l’aéronautique. En Occitanie, plus précisément en Haute-Garonne, bassin de l’aéronautique, les salariés du secteur subissent de multiples attaques patronales. Airbus et ses sous-traitants comme Derichebourg et Daher ont déjà annoncé des licenciements massifs.
Plus encore, intérimaires et salariés en CDD sont les variables d’ajustement et les premiers visés par les suppressions d’emplois par le simple non renouvellement de leur contrat. En effet, selon le baromètre de Prism’emploi, un syndicat professionnel regroupant plus de 600 entreprises de travail temporaire et leurs agences d’intérim, « le nombre d’heures de missions de travail temporaire diminue de 61 % en avril 2020 par rapport à avril 2019 » en France. Dans la région Occitanie, ce sont plus de 47% des heures des intérimaires qui ont diminué en mai par rapport à mai 2019, assure le baromètre. Pourtant les personnes qui se retrouvent sans emploi aujourd’hui, ce sont les mêmes que les entreprises de la grande distribution ont appelées en urgence pendant le confinement ou qui ont du appliquer des mesures sanitaires alors même qu’on ne leur en donnait pas les moyens comme dans le secteur des transports.

Face à cette situation, nous n’avons d’autres choix que de nous préparer. Nous devons nous organiser par nous-même comme l’ont fait les salariés menacés d’un APC (accords de performance collective) de Derichebourg pour défendre nos emplois et notre dignité et nous coordonner pour taper ensemble, plus fort et gagner. En effet, si les premiers à payer le prix de la crise seront les plus faciles à virer, c’est une attaque contre l’ensemble de la classe ouvrière qui s’annonce. C’est à elle toute entière de défendre les plus précaires et de renforcer ses rangs.




Mots-clés

Crise économique   /    Licenciement(s)   /    Aéronautique