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Société

Coiffeur à plus de 300 euros, le nouveau post promotionnel de Schiappa ?

Actuellement à la tête d’une offensive raciste et islamophobe d’ampleur aux côtés de son collègue Darmanin, accusé de viol, Marlène Schiappa a tenté de se la jouer influenceuse beauté.

mercredi 6 janvier

Crédit photo : Wikimédia

Actuellement à la tête d’une offensive raciste et islamophobe d’ampleur aux côtés de son collègue Darmanin, accusé de viol, Marlène Schiappa se la joue influenceuse beauté. Après avoir souhaité un joyeux noël à sa communauté sur Instagram en postant un selfie avec le sapin de Noël de son coiffeur, Marlène Schiappa et la vidéo de son lissage brésilien au ralentis ont fait scandale.

Suite aux investigations des internautes qui montrait bel et bien que l’auteur du post était la ministre - allant donc à l’encontre du discours tenu par ses avocats qui parlaient d’un « faux post »- Marlène Schiappa a basculé son compte en privé. Ce lundi, revenant sur la version donc d’un tiers postant le slow motion de son balayage, les avocats de Marlène Schiappa ont affirmé sur BFM : : « Nous maintenons formellement le démenti. Elle n’a pas publié cela, c’est faux. Elle ne fait jamais de post sponsorisé ou assimilé. ». Vidéo postée donc, mais pas payée pour ça !

Selon Médiapart, la ministre a, pour la troisième fois depuis son entrée en fonction, fait la promotion d’une entreprise. Après les masques Empire, qui glorifiait Napoléon, l’eau Mont Roucous, c’est donc au tour de son coiffeur.

De même l’homme, invité sur le plateau de Cyril Hanouna a démenti avoir coiffé l’a ministre gratuitement en échange d’un peu de publicité la preuve de la facture de 150 euros en image. Cependant, un doute persiste. En effet, toujours selon Médiapart, une telle coiffure coûte dans ce salon plus de 300 euros. Mais alors, où est passé le reste ?

Rémunérée ou non pour promouvoir des entreprises, une chose est sûre, Schiappa comme ses avocats se sont embourbés dans un tissus de mensonges pour faire oublier qu’une ministre peut s’offrir des coupes de cheveux hors de prix et faire de la publicité pour ses amis.

Malgré tout le blabla sur une supposée "moralisation de la vie politique", les femmes et les hommes politiques de la classe politique bourgeoise resteront définitivement connus pour leurs affaires. Même s’il ne s’agit pas d’une affaire de corruption comme celle de François Fillon, ou le scandale des diners luxueux de François De Rugy payés par le contribuable, cette micro-affaire Schiappa impose une nouvelle fois d’exiger la fin des privilèges liées aux fonctions politiques. Avec un salaire mensuel minimum à peine plus haut que 1000 euros, pas sûr qu’une travailleuse, ou une mère célibataire puisse se permettre des coiffures à presque 400 euros…




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