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Notre classe

Greenwashing

Contre la répression, les grévistes de Biocoop vous invitent à leur fête de soutien le 7 octobre !

Alors que les travailleurs de Biocoop - LRT en sont à leur neuvième journée de grève, ce sont deux grévistes qui ont été mis à pied avec entretien préalable à licenciement et un troisième d’entre eux est convoqué cette semaine. La solidarité est indispensable pour leur permettre de poursuivre leur lutte jusqu'à la victoire.

lundi 5 octobre

A la sortie du confinement, la direction a annoncé aux employés la mise en vente des deux magasins et l’instauration du travail du dimanche au magasin de Rive Droite malgré tous les sacrifices qu’ils ont fourni en première ligne pendant le confinement.

Très vite, une réunion inter-magasins a été mise en place car les employés des deux magasins ont immédiatement souhaité organiser leur colère. Et c’est par la méthode de l’auto-organisation que le premier mouvement de grève dans l’histoire de cette franchise de Biocoop a débuté le 9 juillet avec les revendications suivantes : contre les ouvertures le dimanche, pour que les travailleurs souhaitant quitter l’entreprise dans le cadre de la vente puissent obtenir leurs ruptures conventionnelles et toucher le chômage pour lequel ils ont cotisé toutes ces années, pour que les salaires soient revalorisés car les salariés sont extrêmement nombreux à faire des tâches des grades au dessus sans que leurs qualifications soient reconnues et pour pouvoir disposer de deux jours consécutifs de repos hebdomadaire.

Cette grève a très vite eu un écho au niveau national puisque ce sont des travailleurs de Biocoop de la France entière qui ont souhaité témoigner sur leurs conditions de travail et qui sont entrés en contact avec les grévistes parisiens. Ces échanges ont permis de mettre en place un cortège « Biocoop en lutte » rassemblant les travailleurs de 6 magasins Biocoop à la journée de grève nationale du 17 septembre notamment pour revendiquer la ré-intégration de la grille des salaires supprimée dans le cahier des charges l’année dernière mais aussi la hausse du pourcentage de représentativité des travailleurs aux instances Biocoop puisque les salariés ne comptent que pour 5 % aux « assemblées générales » de sociétaires.

Comme le disait Frédéric Lordon à propos de Biocoop : « En fait, n’importe quel truc qui s’appelle « coop » tout en reconduisant la division des « gérants » et des « gérés » est d’emblée une arnaque – dont on sait comment, fatalement, elle finira : comme partout ailleurs dans le capitalisme à visage pas humain : en despotisme patronal ».

Ce constat est d’autant plus mis en évidence avec les mises à pied conservatoires et la convocation de trois grévistes de Biocoop – Le Retour à la Terre suite à leurs interventions sur les piquets de grève où ils dénonçaient les conditions de travail et l’exploitation qui se cache derrière l’étiquette « bio » de l’enseigne.

Les travailleurs en lutte de Biocoop refusent cet état de fait et vous invitent à leur soirée de soutien mercredi 7 octobre, à la Flèche d’Or (Paris 20e) à partir de 17h.

La soirée débutera sur la tribune de la grève de Biocoop rassemblant les salariés de trois magasins parisiens ainsi que d’un magasin strasbourgeois.

Cette échéance est particulièrement importante à l’heure où Biocoop souhaite racheter une centaine de magasins Bio C Bon sous prétexte de militer pour la souveraineté alimentaire pendant que les conditions de travail se dégradent toujours plus pour les salariés alors que le réseau a réalisé un chiffre d’affaires de près de 1,4 milliard d’euros en 2019 et qu’il y a eu 30% de clients en plus chez Biocoop pendant le confinement.

La tribune sera suivie d’une table ronde pour penser une écologie à la hauteur de la crise économique, sanitaire et climatique avec Christine Poupin (porte parole du NPA), Youth For Climate Paris, Désobéissance Ecolo Paris, Les Amis de la Terre, La Conquête du Pain ainsi qu’Adrien Cornet, délégué syndical CGT à la raffinerie de Grandpuits dans la continuité du rassemblement au siège Total de La Défense.

Le combat des raffineurs comme des travailleurs de Biocoop démontre une nouvelle fois qu’il n’y aura pas de « capitalisme vert » et la nécessité pour les secteurs du mouvement ouvrier, la jeunesse et les écologistes à s’organiser ensemble par le bas. Cette discussion a pour but d’établir une stratégie pour freiner les offensives du gouvernement et du patronat contre les acquis sociaux mais aussi pour avancer vers une issue qui mette en avant les intérêts écologiques de celles et ceux qui produisent réellement les richesses à l’aube d’une crise économique sans précédent où les licenciements et les fermetures de sites vont aller en s’accélérant dans les prochains mois.

L’évènement se terminera par la projection du film « Les Petites Mains Invisibles » sur la lutte exemplaire et victorieuse des salariés d’ONET qui ont ancré un précédent pour l’ensemble des secteurs les plus précaires du prolétariat sans grande tradition de lutte et d’organisation puis par un concert de Djamhellvice, rappeur et militant SUD Educ.

Pour l’abandon de toutes les sanctions et leur permettre de continuer le rapport de force jusqu’à la victoire, il est fondamental de venir nombreux mercredi 7 octobre à la Flèche d’Or à partir de 17h !




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