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Gaz, matraques et interpellations. La police réprime violemment les lycéens mobilisés

Depuis lundi, des centaines de lycées sont bloqués dans toute la France contre le maintien des épreuves inégalitaires du bac, mais aussi contre un gouvernement qui n'a cessé de mener des contre-réformes cassant les moyens de l'éducation nationale. À cette mobilisation, le gouvernement répond une nouvelle fois par la police, s'inscrivant dans la continuité de sa politique sécuritaire.

vendredi 7 mai

Crédits photo : Capture d’écran images Y Bouziar

Dans un contexte de tensions dans les lycées à l’arrivée des épreuves du baccalauréat et suite aux annonces de Blanquer concernant le maintien, des centaines de blocages depuis le début de semaine ont eu lieu dans de nombreux lycées. La colère dans les lycées n’est pas anodine, elle fait suite à une année complète où le gouvernement n’aura jamais cessé de naviguer à vue au mépris de la vie des lycéens et des personnels de l’Education nationale, sans jamais mettre en place un protocole sanitaire à la hauteur. Un choix qui aura été la cause de trop nombreux morts. Cette nouvelle mobilisation fait suite à celle qui avait déjà secoué l’éducation nationale en novembre dernier, mouvement durant lequel enseignants et lycéens avaient imposé leur propre protocole sanitaire.

Face au mouvement dans des centaines de lycées, mobilisant des lycéens contre le maintien des épreuves du bac, mais aussi des BTS, dénonçant les risques sanitaires et la politique autoritaire du gouvernement, celui-ci a répondu durement par la matraque.

Au lycée Victor Hugo à Paris, les forces de répression sont intervenus de manière particulièrement violente en chargeant et gazant à bout portant les lycéens venus se mobiliser. Plusieurs professeurs sont venus soutenir les élèves en se mettant en première ligne face aux CRS. Les images montrent des charges violentes de la part des gendarmes, qui n’hésitent pas à gazer en pleine face des jeunes manifestants.

Après de nombreux remous, les policiers réussissent à débloquer le lycée, en utilisant toutes leurs forces coercitives pour mettre un terme à la mobilisation des lycéens, dont l’un d’entre-eux a été interpellé.

En Île-de-France,c ’est également le cas du lycée Sophie Germain, ou celui de Charlemagne, où les blocages des lycéens ont été durement évacués par les policiers, alors que le mouvement se poursuit encore ce vendredi.

Depuis le début de la semaine, la colère lycéenne s’exprime dans toute la France, des blocages ont vu le jour dans l’ensemble de la région IDF, particulièrement en banlieue, mais aussi à vence, Nice, Marseille, Brest ou encore Bordeaux. Sur les réseaux sociaux ont fleurit les témoignages d’internautes qui racontent les violences policières lors de ces blocages, comme à Marseille au lycée Le Chatelier où un lycéen a été percuté le 5 mai dernier par un motard policier. Une nouvelle fois le gouvernement répond par le mépris à une jeunesse qui se mobilise contre sa gestion catastrophique, face à la colère lycéenne il utilise tous ses moyens de force pour intimider les lycéens mobilisés : gaz, matraque, charges sont les maîtres mots de la gestion des blocus, et plusieurs jeunes ont été interpellés et placés en garde-à-vue pour s’être mobilisés.




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