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LBD sur la tempe d’un Gilet Jaune : quand les médias tentent de relativiser la violence policière

L’image virale d’un gilet jaune plaqué au sol par la BAC au Mans, a beaucoup fait débattre, d’une part la séquence a choqué, à raison, d’une autre, les médias ont tenté de minimiser la situation. Une tentative de banaliser la répression.

vendredi 29 mars

C’est durant l’acte 19 au Mans, alors que partout en France la répression a été une nouvelle fois féroce, que cette image a été prise.

Le scandale autour de la photo a rapidement enflé sur les réseaux sociaux et pour cause, cette fois-ci, pas de blessure pour le manifestant, mais tout le monde s’imagine le pire en voyant ce LBD qui a causé tant de blessures et mutilations, si proche de la tête. En effet, les ravages du LBD ne sont plus à démontrer. Et pourtant, le gouvernement tente, samedi après samedi de légitimer son utilisation.

On a déjà vu Castaner expliquer à des enfants l’usage de cette arme, on se souvient d’un cinglant « Je crois qu’ils peuvent tirer sur cette partie-là ». Autour de cette scène, plusieurs médias ont cherché à faire passer l’image pour une FakeNews ou en tout cas, de d’expliquer que c’était une erreur.
Cette fois-ci, Franceinfo est allé chercher d’autres photos pour expliquer la séquence montrant les moments avant et après, s’appuyant sur les propos de source policière. Pour eux, pas de doute, le LBD se serait « retrouvée naturellement à proximité de l’individu ». Une explication rapide et peu convaincante qui, en prenant un peu de recul prend rapidement une forme de légitimation de la répression. L’homme sur la photo aurait été arrêté pour « outrage » et « rébellion » et se retrouve, même momentanément, plaqué au sol avec un LBD près de la tête, c’est le principe même d’une telle interpellation qui doit être dénoncé.

Franceinfo précise que le doigt du porteur du LBD n’est pas sur la gâchette mais la tension est palpable. Quand on connaît les ravages des LBD, la simple vue de cette arme fait froid dans le dos, la voir si près d’un visage est pire ! Que le geste soit intentionnel ou pas, cela montre en réalité le niveau de banalisation de l’usage du LBD de la part des forces de répression. Pour rappel, début mars, on recensait déjà plus de 13.000 tirs, occasionnant de nombreux blessés graves pour lesquels on voit rarement les grands médias faire un tel travail de « contextualisation » !




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