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Inflation

Le gouvernement annonce la fin du bouclier tarifaire et fait payer la crise aux plus précaires

Gabriel Attal, a annoncé ce jeudi 13 juillet sur RTL que le montant du « bouclier tarifaire » sur l’électricité sera progressivement réduit jusqu’à être totalement supprimé d’ici la fin de l’année 2024. Une annonce de plus pour faire payer la crise aux ménages les plus précaires.

Arsène Justo

13 juillet 2023

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Le gouvernement annonce la fin du bouclier tarifaire et fait payer la crise aux plus précaires

Crédits photo : Capture d’écran RTL

Le mercredi 12 juillet, le ministre des comptes publics avait déjà annoncé qu’un « effort global » allait être demandé à « l’ensemble des français » pour rembourser la dette. Dès le lendemain, le gouvernement a officialisé la suppression du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité d’ici fin 2024, bien que les détails ne soient pas encore connus. Ainsi, le gouvernement va supprimer une mesure d’aide aux ménages, aux micro-entreprises et aux petites collectivités territoriales qui visait à réduire leurs dépenses de gaz et d’électricité.

En conséquence, sa suppression menace particulièrement les plus pauvres. Ces derniers étaient les premiers bénéficiaires du « bouclier », car les factures d’énergie représentent une part importante dans les dépenses des ménages précaires. Le bouclier tarifaire avait été mis en place au début de la guerre en Ukraine en étant présenté comme un moyen de réduire l’impact de l’inflation post-covid. C’était surtout un moyen de contenir la colère sociale face à l’explosion des prix de l’énergie, tout en évitant au patronat d’avoir à concéder la moindre augmentation de salaire.

Aujourd’hui, alors que l’inflation se maintient à des niveaux très hauts, le gouvernement a pourtant jugé qu’il était temps de se débarrasser de cette concession partielle faite aux travailleurs pauvres, sans aucun mesure concernant l’augmentation des salaires. Une décision qui s’inscrit dans la continuité des nombreuses offensives récentes menées par le gouvernement contre les travailleurs à l’image des récentes réformes du chômage, du RSA ou encore des retraites.

Dans le même temps, l’Assemblée nationale a adopté un budget record pour l’armée avec 413 milliards d’euros d’ici à 2030. Ainsi, le gouvernement poursuit sa politique d’austérité contre les travailleurs au nom d’un « effort global » pour rembourser la dette, tandis qu’il met des moyens colossaux pour faire la guerre et renforcer les forces de répression. Face à cette politique, il faut se battre pour refuser cette escalade militaire et sécuritaire, et imposer l’augmentation générale de tous les salaires de 400 euros, ainsi que leur indexation sur l’inflation.


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