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REFORME DES RETRAITES

« Le gouvernement veut étouffer la révolte » : 200 personnes réunies contre la répression de la jeunesse

Ce vendredi, plus de 200 lycéens, étudiants, professeurs et parents d’élèves se sont réunis devant le lycée Racine à Paris, pour dénoncer la répression subie par les lycéens et les étudiants.

Le Poing Levé Lycées

17 février 2023

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Ce vendredi, les élèves du lycée Racine, à Paris, ont bloqué leur établissement pour dénoncer la répression policière que subit le mouvement lycéen et étudiant depuis le début de la lutte contre la réforme des retraites. Puis à 10 heures, des étudiants, des professeurs, des parents d’élèves se sont joints à eux pour un rassemblement de soutien.

En effet, le 7 février dernier, alors que les lycéens de Racine s’étaient déjà mobilisés contre la réforme, trois élèves de l’établissement ont été emmenés en garde-à-vue par la police, avant d’être détenus pendant 24 heures, puis déférés au tribunal judiciaire où ils ont été détenus 10 heures supplémentaires. Deux d’entre eux auront un procès le 18 avril prochain.

Ce jeudi 16 février à nouveau, alors que plus d’un million de personne sont sorties dans la rue suite à l’appel de l’intersyndicale, plus de vingt personnes ont été placées en garde-à-vue suite à une manifestation sauvage dans le quartier de la Sorbonne. Parmi eux, des étudiants et des lycéens de différents établissements, dont le lycée Racine. A cela s’ajoute les nombreuses garde-à-vue après l’occupation de l’EHESS, et les violentes évacuations dans les facs de Strasbourg, Brest et de Lille ou encore de l’occupation de la jeunesse à Rennes.

C’est pour dénoncer cette répression qui cible la jeunesse que se tenait le rassemblement. Comme l’exprimait une parent d’élève ce matin à notre micro : « le gouvernement cherche à étouffer la révolte ». Et cela car, dans le cadre d’une mobilisation historique et de masse contre la réforme des retraites, la mobilisation de la jeunesse est bien la « hantise » du gouvernement. C’est notamment ce que rappelait Alexis, un des surveillants du lycée Racine ce matin.

Tandis que la mère d’un des élèves réprimés apportait son soutien aux lycéens et expliquait au mégaphone que : « vous avez raison d’exprimer votre colère, de parler de vos rêves, de vos désirs et d’écrire sur une pancarte : « Macron, ton monde ne nous fait pas rêver » ».

Car en effet, si le gouvernement cherche autant à éteindre la révolte des lycéens, mais aussi des étudiants, en les réprimant, c’est parce qu’il sait que l’entrée massive de la jeunesse pourrait radicaliser la situation, que le calendrier de la lutte pourrait s’accélérer et que le mouvement pourrait aller au-delà de la réforme des retraites. Et face à l’énergie mise par le gouvernement pour réprimer la jeunesse, la réponse apportée par le rassemblement est clair : « s’ils touchent à l’un d’entre nous, nous répondrons tous ensemble et unis face à la répression. » Un mot d’ordre central pour construire les suites du mouvement, une nécessité dont doivent se saisir toutes les personnes mobilisées mais également toutes les organisations syndicales. Léo, étudiant et militant au poing levé posait ainsi la question : « comment ça se fait qu’aujourd’hui il n’y est aucune organisation syndicale qui soit présente, alors qu’elles se disent prêtes à bloquer le pays, pour exiger la libération et la relax de tous nos camarades ? ».

Effectivement, alors que la date du 7 mars, après les vacances scolaires, s’annonce très suivie, c’est un enjeu d’une extrême importance que l’ensemble de notre camp soit uni, que des liens soient tissés entre étudiants, lycéens, travailleurs pour lutter contre le projet de société que cherche à nous imposer le gouvernement.

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