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Mal-logement

Mal-logement : la résidence secondaire de Le Maire envahie et détuilée !

Ce lundi 11 juillet, au Pays Basque, des militants d’EH Bai ont décidé d’occuper la résidence secondaire de Bruno Le Maire, afin de protester contre le mal-logement. Alors que l’inflation continue d’augmenter et que les salaires réels diminuent, il est urgent d’exiger le gel des loyers pour soulager le portefeuille des travailleurs.

jeudi 14 juillet

Crédits photos // Twitter @EHBai

Ce lundi 11 juillet, des militants d’EH Bai, une coalition de trois partis basques, ont décidé d’envahir la résidence secondaire du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, afin de revendiquer le droit de vivre et de se loger au Pays Basque, rapporte le journal local. « Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps pour cette bataille de droit au logement » déclare les militants. En l’occurrence, ces derniers ont décidé de grimper sur le toit de la maison afin d’y arracher les tuiles, une action symbolique pour exiger le déplafonnement de la taxe sur les résidences secondaires.

Ainsi, selon le groupe politique, rien que dans la région Nord du Pays Basque, c’est près de 20 % des logements qui seraient en fait des résidences secondaires, soit près de 41 000 habitations. Dans certains villages, ce type de logement serait même majoritaire. Une situation locale révélatrice d’un problème plus profond en France.

Car en effet, d’après la fondation Abbe Pierre, environs 4 millions de personnes sont non ou mal-logés en France, et près de 300 000 personnes privées de domicile fixe, tandis qu’il existe environ 3,2 millions de résidences secondaires en France, pour le simple loisir des plus riches.

De plus, d’après l’INSEE, c’est environ 24 % des ménages qui détiennent 68% des logements possédés en France, et plus ces ménages sont aisés, plus ils détiennent un nombre élevé de propriétés. Autrement dit, une minorité de propriétaires s’accaparent le plus grand nombre de logements et vivent de la rente, sur le dos des travailleurs locataires qui subissent la crise économique de plein fouet.

Pour finir, les militants, qui avaient déclaré vouloir occuper la maison du ministre de l’Économie jusqu’à obtenir une entrevue avec le ministre, l’ont obtenue, et devraient rencontrer un membre du cabinet du ministre d’ici la fin du mois de juillet.

A l’heure où l’inflation est mesurée à 5,8 % sur un an au mois de mai, et est estimée à près de 7 % d’ici la fin de l’année, de plus en plus de travailleurs et de travailleuses ont du mal à payer leur loyer. A ce titre, la revendication des militants basques est une première marche à gravir pour lutter contre l’accaparement des logements par une minorité d’individus. Pour en finir réellement avec cette situation, il faut également exiger la réquisition des logements vides et l’expropriation des propriétaires, le gel des loyers, ainsi qu’une hausse générale des salaires pour lutter contre l’inflation.

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