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Politique

Le vrai visage du RN

Qui est Julien Odoul ? Portrait d’un ennemi des travailleurs

Candidat du Rassemblement National pour les régionales en Bourgogne Franche-Comté, Julien Odoul multiplie les sorties racistes, sexistes et classistes. A l’image du RN, il affiche son mépris pour les travailleurs et les travailleuses : après une « blague » sur les suicides des agriculteurs la semaine dernière, il est accusé cette semaine d’avoir créé un emploi fictif.

lundi 7 juin

Crédits photo : AFP/SEBASTIEN BOZON

Julien Odoul est à l’image du Rassemblement National : derrière les grands mots de « laïcité » et de défense de la ruralité et des plus précaires, se cachent un profond mépris de classe et un programme réactionnaire raciste et sexiste.

Difficile de savoir par quoi commencer tant Julien Odoul multiplie les polémiques. Dernièrement, il a été accusé d’avoir employé de façon fictive une collaboratrice pendant plusieurs mois à l’automne 2020. Sept conseillers régionaux de son parti ont déposé un signalement au procureur de la République de Dijon en ce sens. La semaine dernière, Libération révélait un enregistrement audio dans lequel Julien Odoul et Jacques Ricciardetti se moquaient du suicide d’un agriculteur qui s’était pendu dans son hangar. On y entend J.Ricciardetti, un autre conseiller régional du RN, demander : « L’agriculteur qui se pend au faîtage de son hangar a-t-il laissé une trace ? S’est-il pissé dessus ? » auquel répond Julien Odoul : « Est ce que la corde est française ? », ce qui aurait provoqué une hilarité générale. Des propos absolument scandaleux qui montrent le vrai visage du RN et son mépris pour les travailleur.euse.s, notamment pour les petits agriculteurs et la détresse psychologique de certains d’entre eux.

En 2019, il s’était déjà fait connaître pour son comportement islamophobe et sexiste à l’égard d’une femme voilée. Lors d’une séance plénière du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté à Dijon, à laquelle un groupe de CM2 était venu assister, il s’en était pris à une mère accompagnatrice voilée. Il avait pris la parole pour lui demander de sortir au nom des « principes républicains » et de la « laïcité », en parlant de « provocation communautariste ». Face au refus de la présidente de la région d’accéder à la demande de Julien Odoul, les conseillers RN ont quitté la séance, montrant une fois de plus leur racisme et islamophobie.

Cette histoire avait fait réagir jusqu’au gouvernement, Marlène Schiappa s’était, de façon hypocrite, indignée de tels propos, alors qu’elle n’est pas en reste niveau islamophobie et fémonationalisme. Il n’en est pas de même pour Macron qui, dans la version non revue d’une interview pour le magazine d’extrême droite Valeurs Actuelles défendait Julien Odoul en affirmant « qu’il s’est fait baisé » et en accusant la mère de famille d’être une militante. Une rhétorique qui frôle le complotisme et qui démontre une fois de plus la paranoïa islamophobe de l’extrême droite et de Macron.

Enfin, Julien Odoul coche également la case du sexisme et de la misogynie. Lors d’un débat avec Florence Portelli sur LCI le 13 avril dernier, il lui avait coupé la parole pour dire « je ne suis pas blonde moi ! ». Une remarque misogyne parfaitement ridicule qui rappelle le vrai visage rétrograde et sexiste du RN.

Julien Odoul est donc le parfait représentant de l’extrême droite qui prétend défendre les travailleurs et les travailleuses mais qui n’offre en réalité que le mépris le plus crasse pour les ouvriers et les paysans. Rien d’étonnant, pourtant, venant d’un parti qui trouve ses racines dans l’extrême droite antisémite et xénophobe et qui se passe le pouvoir de génération en génération. Comment un parti régulièrement accusé de détournement de fonds publics, notamment dans l’affaire des assistants parlementaires dans laquelle Julien Odoul a été mis en examen, pourrait-il défendre les classes les plus exploitées et opprimées ? Le RN n’a strictement rien de l’image anti-système qu’il essaie de se donner, mais capitalise sur la misère et la précarité pour avancer ses politiques racistes et réactionnaires, dans le mépris le plus total des travailleurs et des travailleuses.




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