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Répression policière

Répression. Un proche du Comité Adama poursuivi pour ses vidéos du rassemblement du 2 juin

Comme le révèle le comité Adama, Ouseman, manifestant présent le 2 juin devant le Tribunal de Clichy contre les violences policières, est aujourd’hui poursuivi en justice pour avoir filmé le rassemblement. En plus d’avoir subi de multiples menaces de la part de la police, il est convoqué au tribunal correctionnel le 15 décembre.

jeudi 10 décembre 2020

Dans une vidéo publiée récemment sur ses réseaux, le Comité Adama revient sur la situation de Ouseman, proche du comité Vérité et Justice pour Adama, qui est poursuivi en justice depuis sa diffusion d’images tournées par drone au rassemblement du 2 juin devant le Tribunal de Clichy. Ces vidéos montrent notamment l’ampleur de l’évènement et démentent les chiffres de 20.000 manifestants donnés à l’époque par la Préfecture. Depuis, l’homme fait l’objet d’une enquête et subi des menaces à répétition de la part de la police.

Comme raconté dans la vidéo, Ouseman a déjà réalisé 48H de garde à vue pour ces faits apparemment anodins. Mais ce n’était manifestement pas suffisant. Ce mardi 15 décembre, il est convoqué à 9h au tribunal correctionnel de Paris (30ème chambre) pour répondre de ses “actes” et encourt jusqu’à 1 an de prison et 45 000€ d’amende. Ouseman a été menacé à plusieurs reprises par la police, qui voulait lui imposer de leur fournir ses images et son drone. Des pressions qui seraient allées jusqu’à le menacer de “mettre de la drogue chez lui” pour l’accuser à tort.

En plein passage de la loi Sécurité Globale qui vise notamment à interdire de diffuser des images de policiers, cette affaire montre le deux poids deux mesure qui existe lorsqu’il s’agit du droit de diffuser des images de manifestations. De fait, alors que la loi sécurité globale permettra le renforcement de l’usage de drones pour la surveillance des manifestants, Ouseman risque une condamnation pour avoir filmé un rassemblement.

Ces procédés, clairement visés pour intimider un jeune militant anti-raciste, montrent la volonté d’acharnement des autorités contre ceux qui contestant le pouvoir. Dans la lignée du traitement que subit déjà l’entièreté du Comité Adama et Assa Traoré en premier lieu. Il est plus que nécessaire de dénoncer ces procédés et soutenir les mobilisations en cours. C’est pour cela qu’il est important de soutenir Ouseman, qui subit un acharnement judiciaire pour de simples vidéos.




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