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Politique

Répression : deux hommes condamnés à de la prison ferme pour avoir enfreint le confinement

A Vesoul, deux jeunes hommes ont été condamnés jeudi à 2 mois de prison ferme pour avoir enfreint le confinement. Une répression insupportable dans le cadre d’une gestion sanitaire catastrophique, et sur fond d’impunité des puissants qui enfreignent allègrement ces mesures sans conséquence.

dimanche 28 mars

Crédits photo : AFP

Deux mois de prison ferme, c’est la peine extrêmement dure à laquelle deux personnes ont été condamnées à pour non-respect du confinement à Vesoul. Dans un article, L’Est Républicain revient sur l’affaire. Les deux hommes ont été contrôlés à plusieurs reprises pour non-respect du confinement en avril dernier.

Face aux gendarmes l’un des deux prévenus a expliqué « souffrir de la solitude, avoir du mal à rester seul, enfermé à son domicile. », tandis que l’autre a exprimé « avoir besoin d’air. » Les deux hommes ont respectivement 26 et 24 ans et le deuxième vit au RSA. C’est ainsi une jeunesse populaire qui subit à nouveau les conséquences de la gestion répressive de la crise sanitaire.

Ce n’est pas la première fois que des personnes font les frais de la politique du gouvernement, qui n’a eu de cesse de durcir les peines associées au non-respect du confinement pour imposer par la force une gestion sanitaire trop catastrophique et erratique pour susciter l’adhésion. En novembre dernier, un jeune homme de 22 ans et un autre de 29 ans avaient ainsi été condamné à 2 mois de prison de ferme.

Des peines scandaleuses qui viennent s’ajouter aux violences qui se sont déchaînées lors du premier confinement, notamment dans les quartiers populaires. Une gestion répressive qui n’est que l’envers de la gestion pro-patronale du gouvernement, dont le confinement est allé de pair avec une liberté laisser aux entreprises pour maintenir le travail à tout prix.

Au caractère insupportable de ces peines s’ajoute le sentiment très fort d’un deux poids deux mesures. En effet, si les classes populaires subissent la répression, les classes dominantes (patrons, journalistes) mais aussi leurs amis policiers, ont pu tranquillement enfreindre les règles sanitaires dans l’impunité la plus totale comme l’ont révélé différents scandales.




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