^

Politique

Réforme des retraites

Retraites. Les avocats veulent durcir leur mouvement à partir du 6 janvier

Dans un communiqué publié lundi, le Conseil National des Barreaux appelle à « durcir le cadre de la grève et des actions de blocage » face à au refus du gouvernement d’entendre la contestation sociale.

mercredi 1er janvier

Crédit photo : F. MADIGOU / FTV

Le 16 septembre dernier, les avocats défilaient aux côtés des autres professions libérales contre la réforme des retraites. Pour l’occasion, le Conseil National des Barreaux (CNB) – membre du collectif SOS Retraites qui réunit 16 professions défendant leurs régimes autonomes - avait alors appelé à une grève des audiences. L’organisation a depuis appelé à rejoindre les différentes journées de mobilisation nationale.

Le 5 décembre, une opération « Justice morte » avait ainsi été menée, tandis que le 13 décembre, l’assemblée générale du CNB avait encouragé l’ensemble des avocats à « participer massivement à toutes les actions et mobilisations tendant à faire échec au projet du gouvernement » ainsi qu’à faire grève le 17 décembre.

Dans un nouveau communiqué du 30 décembre, le CNB dénonce l’inflexibilité du gouvernement appelle à durcir le mouvement. « Constatant que le gouvernement reste sourd à la situation critique des avocats et qu’il n’entend que les professions susceptibles de bloquer le pays, n’a pas d’autre choix que de durcir le cadre de la grève et des actions de blocage qui se dérouleront à partir du lundi 6 janvier. En refusant tout dialogue, le gouvernement porte seul la responsabilité des conséquences de ce mouvement sur le fonctionnement de la justice et sur les droits des justiciables. La grève commencera le lundi 6 janvier et durera une semaine. Elle pourra être reconduite. » note ainsi l’organisation avant de préciser les modalités d’action proposées.

Un appel au durcissement du mouvement qui s’inscrit dans un appel plus général des professions dotées d’un régime autonome à une « grève glissante » à compter du 3 janvier, porté notamment par le Collectif SOS Retraites. Une mobilisation qui peut jouer un rôle pour étendre la grève mais qui se heurte pourtant à une limite : son caractère corporatiste. Le récent retrait du préavis du Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), membre du Collectif SOS Retraites, a a démontré les dangers que comportait le corporatisme, en ouvrant des brèches pour la division du mouvement. Pour gagner, la mobilisation des professions libérales et de leurs régimes autonomes peut jouer un rôle dans l’extension de la grève. Mais pour que cette alliance soit gagnante, c’est le retrait total qu’il faut exiger afin d’éviter les divisions corporatistes et de ne pas faire le jeu du gouvernement.




Mots-clés

Grève décembre 2019   /    Réforme des retraites   /    Grève   /    Politique