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Notre classe

Construire la grève chez Derichebourg !

Toulouse. Les salariés de Derichebourg Aéro en grève appellent à se rassembler dès demain !

Cet après-midi les salariés de Derichebourg aéro ont voté la grève contre les baisses de salaire ! Dès demain, 10 juin, ils appellent à une assemblée la plus nombreuse possible pour préparer et construire leur mobilisation !

mardi 9 juin

La journée du 9 juin a montré la détermination absolue des salariés de Derichebourg Aeronautics Service a lutté contre la direction et son chantage à l’emploi. Les fortes averses qui ont trempé tous les salariés et soutiens n’étaient bien, comme plusieurs d’entre eux l’ont dit, « le dernier de leurs soucis ». Cette journée a vu émerger les premières assemblées où syndiqués et non-syndiqués ont commencé à discuter de la suite du mouvement, jusqu’au vote de la grève jusqu’à vendredi.

Dès maintenant se pose la question de faire vivre la grève et d’aller chercher tous les collègues qui ne se sont pas encore rassemblé, qui n’ont pas eu les informations, qui ne sont pas encore convaincus ou qui ne seront pas en grève demain matin pour toute raison que ce soit (plusieurs salariés ont évoqué la pression des chefs).

C’est pourquoi comme premier acte de la grève, les salariés de Derichebourg Aero se retrouvent dès demain matin à 10 heures au siège de l’entreprise, à Blagnac. La direction n’a pas fini d’entendre les salariés scander « Non à l’APC » sous leurs fenêtres, le rapport de force se durcit, les rassemblements deviennent quotidiens... Et les grévistes s’installent ! Ceux qui ne seront pas au travail, seront au rassemblement pour organiser leur combat avec leurs collègues.

L’Assemblée des salariés est appelée à 13 heures, pour qu’un maximum de collègues soit présents pour « discuter et débattre sur les différentes actions à mener pour se faire entendre ».

Plusieurs questions se posent aux grévistes. Beaucoup de travailleurs trouvent qu’il n’y a pas encore assez de collègues mobilisés (bien que les rassemblements soient toujours plus massifs). C’est une question à prendre en charge que de trouver tous les moyens possibles et imaginables pour faire circuler l’information des rassemblements et des futures actions, rendre la mobilisation la plus visible possible (pour les collègues et pour l’opinion publique) mais aussi pour aller chercher les collègues qui, individuellement face à la pression des chefs, ne peuvent pas se permettre, n’osent pas débrayer ou discuter avec ceux qui peut-être ne sont pas encore convaincus de l’intérêt de faire grève. Il faut évidemment rappeler que dans le privé les salariés ont le droit de faire grève sans préavis, ce que souligne l’UNSA dans son tract d’appel à la grève. Le Collectif et les syndicats ont largement rappelé que tout salarié qui subissait des pressions des chefs pouvaient se mettre en contact avec eux.
La préoccupation des salariés syndiqués et non-syndiqués qui ont monté le collectif est de faire en sorte que tous les travailleurs puissent se sentir partie prenante de la lutte contre les licenciements et les baisses de salaire. Le rassemblement de 13 heures peut être une démonstration pour tous les collègues qui observent encore la mobilisation de loin que c’est là que les choses se passent, là que les décisions se prennent tous ensemble (à l’inverse de la « démocratie » de Lannette qui se résume au pouvoir du stylo) et que c’est là que l’avenir de leur emploi et de ceux de leurs collègues se joue.

Certains discutent depuis les derniers rassemblements de la nécessité de tisser des liens avec les autres sites de DAS dans le pays (notamment Marseille, Nantes, Saint-Nazaire, Méaulte) qui sont évidemment concernés par les plans que mijotent la direction pour attaquer les conditions de travail et la rémunération. La discussion collective fera certainement émerger des idées pour répondre à toutes les questions, toutes les problématiques qui se posent à la mobilisation : 300 têtes réfléchissent collectivement plus vite et mieux que quelques-unes !

Pour aller encore plus loin, certains salariés se posent naturellement la question du lien avec les autres ouvriers de l’aéronautique qui ont tous le regard tourné vers Derichebourg car il s’agit de la première entreprise qui engage un APC (Accord de Performance Collective) ou parle de licenciements et où les salariés se mobilisent collectivement. Toute la sous-traitance aéro va être touchée, les liens sont évidents avec la lutte des Derichebourg !

Pour résumer, tout au long de la journée, les salariés vont élaborer le plan pour la suite et renforcer la mobilisation après une journée qui promet une suite très combative à leur lutte !

Soutenons-toutes et tous dans tous les secteurs d’activité la lutte des Derichebourg Aeronautics Service !




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