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Du Pain et des Roses

"On arrête toutes"

200 femmes en AG à Paris : une grève féministe, ça se prépare !

Environ 200 femmes se sont réunies mardi 10 septembre à la Bourse de Travail de Paris, dans l’objectif de préparer la grève du 8 mars 2020. L’Assemblée Générale, appelée par « On arrête toutes », pourrait marquer le début d’un mouvement.

lundi 16 septembre

Crédit photo : On arrête toutes

Ces dernières années, nous avons assisté à un renouveau de la lutte féministe à l’échelle internationale, avec les deux derniers 8 mars - journée internationale de lutte pour les droits des femmes - qui ont été marqués par des grèves massives dans plusieurs pays. C’est dans la continuité des grèves féministes dans l’État Espagnol, en Suisse ou encore en Belgique et dans le but de construire un tel mouvement en France que s’est créé le collectif « On arrête toutes ».

Mardi 10 septembre se tenait donc une Assemblée Générale (AG) de préparation pour la grève du 8 mars 2020 à la Bourse du Travail de Paris. La salle réservée a été rapidement remplie et le sol et les couloirs ont été investis par plus de 200 personnes. L’assemblée, très jeune, a réuni au-delà du milieu militant traditionnel, des femmes qui pour nombre d’entre elles, assistaient à leur première AG.

Pour préparer la grève féministe du 8 mars est apparue très vite la nécessité de s’organiser avec et aux côtés des grèves de femmes qui se multiplient dans les secteurs les plus précarisés de la sous-traitance, comme la grève d’Onet, d’Holiday Inn ou encore celle qui a lieu en ce moment-même à l’hôtel Ibis Batignolles et qui dure depuis maintenant bientôt 3 mois. Une délégation a été proposée pour rejoindre l’action d’interpellation de Schiappa que les grévistes ont organisée ce jeudi. Plusieurs interventions ont souligné le fait qu’on ne peut rien attendre de Schiappa et du gouvernement, rappelant que le Grenelle des violences conjugales qui s’est ouvert n’est qu’une opération de communication du gouvernement Macron. Une des intervenantes a ajouté que si la grève est pour toutes les femmes, il n’y a pas de place dans nos mobilisations féministes pour des femmes comme Muriel Pénicaud, qui s’attaque aux acquis des travailleurs et des travailleuses, en précarisant particulièrement ces dernières.

Pour faire face à Pénicaud, Schiappa et le gouvernement dans son ensemble, la majorité de l’AG a défendu l’importance de s’organiser et se structurer à la base, en indépendance des institutions et en refusant de s’installer aux tables des grenelles. Pour commencer à se structurer, des comités locaux, par quartiers et sur les différentes universités parisiennes ont été lancés. Avec le collectif Du Pain et Des Roses - Révolution Permanente, nous partageons cette ligne. À l’image de ce que font les militantes de nos collectifs sœurs, Pan y Rosas, à l’international, nous participons aux mobilisations féministes, contre les violences sexistes et sociales et interviendront pour construire un 8 mars 2020 de lutte, de grève, par l’auto-organisation et en toute independance de l’État et des institutions !




Mots-clés

8 Mars   /    Marlène Schiappa   /    Féminicide   /    Féminisme    /    Grève   /    sexisme   /    Violences faites aux femmes   /    Droits des femmes   /    Du Pain et des Roses