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Notre classe

5 octobre

5 octobre. Plus de 5000 personnes à Bordeaux, préparons la suite !

Ce 5 octobre, des milliers de salariés et de jeunes bordelais ont répondu à l'appel à la grève et à la manifestation de l'intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires, qui devait marquer « la rentrée sociale ».

vendredi 8 octobre

C’est dans un contexte d’offensive gouvernementale, marqué par l’annonce de la prolongation du pass sanitaire jusqu’à l’été, l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage et le probable retour de la réforme des retraites, que s’est ouverte la mobilisation du 5 octobre. Cette date, qui semblait signifier le retour de notre camp social dans la rue, avait pour objectif de porter des revendications contre l’augmentation généralisée du coût de la vie, pour l’amélioration des salaires et l’arrêt des licenciements, alors que le débat politique est globalement polarisé sur des thématiques sécuritaires ou sur l’immigration, à quelques mois des présidentielles.

Malgré la relative impréparation de la date et la logique de "grève de pression" de la part des directions syndicales, qui voyaient cette échéance comme un moyen de préparer les futures négociations au sein de chaque entreprise, ce sont plus de cinq mille salariés qui ont répondu à l’appel au niveau local. Une « rentrée sociale » qui bénéficie de la fin des restrictions sanitaires et d’un « retour à la normale » qui a permis l’expression de la colère de nombreux secteurs, notamment les plus touchés par la crise sanitaire et économique.

Ainsi, le cortège s’est élancé peu avant midi de la Place de la République avec à sa tête un cortège CGT des travailleurs de la santé. Marie-Laure Charchar, secrétaire générale de la CGT Blanchisserie, s’est ainsi exprimée au micro de Révolution Permanente pour revenir sur les nombreuses raisons de la colère ce mardi : réformes de l’assurance chômage et des retraites ou encore sanctions liées au pass sanitaire, comme ont pu en connaître différents salariés de son service.

De nombreux secteurs du monde ouvrier et des services publics ont ainsi battu le pavé pour dénoncer les attaques patronales tels que les licenciements ou la diminution des salaires. Le cortège, dans lequel on dénotait la présence de nombreuses organisations syndicales telles que FO, la FSU, Sud, la CNT ou la FSE, a défilé vers Gambetta puis sur les quais, avant de se rendre Porte de Bourgogne puis de manifester Cours Victor Hugo. Un autre cortège était également visible en queue de manifestation, avec une banderole appelant à la convergence des luttes. Des organisations politiques comme Lutte Ouvrière ou le NPA étaient également présentes.

Cette première journée, marquant une période de reprise des luttes de notre camp social et de ses secteurs les plus impactés par la crise sanitaire et sociale, ne devrait pas être sans lendemain. Au contraire, cette colère doit s’incarner dans un véritable plan de bataille en mesure de défier le gouvernement, que ce soit à Bordeaux mais aussi à l’échelle nationale.




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