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A Marseille et Montpellier, la marche des solidarités s’élance pour la régularisation de tous les sans-papiers

Les deux premières marches des solidarités ont pris leur départ aujourd’hui depuis Marseille et Montpellier. Des marches partiront de villes de toutes la France et convergeront à Paris le 17 octobre jusqu’à l’Elysée pour demander la régularisation de tous les sans-papiers, la fin des Centres de rétention et des logements pour toutes et tous.

samedi 19 septembre

Crédit photo : Des travailleurs sans-papier en lutte à la Marche pour Adama du 18 juillet 2020 - O Phil des Contrastes

2020 : Une marche des solidarités historique au départ de villes de toute la France

« On va à l’Elysée pour demander la régularisation de tous les sans-papiers, la fermeture des centres de rétention et des logements décents », interrogé par Révolution Permanente, Alioune Traoré revenait cette après-midi à Montpellier sur les objectifs d’une marche des solidarités historique.

Alors que les travailleurs sans-papiers avaient inauguré en mai dernier le retour des luttes après le confinement lors d’une marche importante à Paris, et remis le couvert avec une marche massive un mois plus tard, la marche des solidarités devrait prendre cette année une ampleur inédite.

En effet, cette année, ce ne sont pas moins de cinq marches qui partiront de toute la France tout au long du mois de septembre et d’octobre. Après Marseille et Montpellier ce 19 septembre, des marches s’élanceront en effet de Grenoble le 29 septembre, de Rennes le 2 octobre, de Strasbourg, de Lille et du Pays-Basque le 3 octobre. Cinq d’entre elles convergeront à Paris le 17 octobre, où les manifestants entendent se rendre à l’Elysée pour porter leurs revendications.

Premiers départs aujourd’hui de Marseille et Montpellier

Les deux premières marches sont donc parties aujourd’hui de Montpellier et Marseille. A Marseille, plusieurs centaines de personnes, accompagnées du groupe HK & les Saltimbanks ont ainsi pris la route, tandis que devant l’Opéra Berlioz à Montpellier une centaine de personnes ont accompagné le départ des travailleurs sans-papiers.

Dans un climat raciste et sécuritaire impulsé par le gouvernement, la droite et l’extrême-droite, cette marche des solidarités vient rappeler avec la force le rôle que jouent les travailleurs sans-papiers au quotidien, et le rôle joué pendant le confinement dans les secteurs essentiels. Dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée hier, les participantes et participants expliquaient : « Nous marcherons en hommage à nos milliers de frères et sœurs qui meurent chaque année sur les routes de la migration alors qu’ils et elles marchent avec l’espoir d’une vie meilleure et plus juste.

Sans-papiers en tête, nous marcherons avec nos centaines de collectifs de solidarité et de lutte, nos associations et nos syndicats, nos familles, nos amis et amies, nos voisins et voisines, nos collègues pour la régularisation de tous les sans-papiers. »

Alors que peu de mobilisations ont pour le moment répondu aux attaques du gouvernement, il faut saluer cette marche comme une première réponse sur le terrain de la lutte, une réponse à diffuser et soutenir massivement dans toutes les villes où passeront les marcheurs mais surtout à Paris, le 17 octobre.




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