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Blanquer démission

Crise sanitaire dans l’éducation : le nombre d’élèves contaminés multiplié par 3,5 en une semaine

En une semaine 12 487 élèves ont été testés positifs au Covid-19, ce qui correspond à une multiplication des cas par 3,5. Malgré ces chiffres alarmants, le gouvernement continue de refuser des embauches et des moyens supplémentaires dans les établissements scolaires pour mettre un place des protocoles sanitaires à la hauteur.

samedi 14 novembre

Crédit photo : © AFP / Damien Meyer

La semaine dernière, de nombreux collèges et lycées se sont mobilisés, face à l’absence de réelles mesures sanitaires de la part du gouvernement, les élèves en bloquant leur établissement, mais aussi les enseignants en faisant grève. Face à l’ampleur de la mobilisation, le ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, affirmait le 5 novembre dans une lettre adressée aux chefs d’établissements : qu’« il convient désormais que chaque lycée établisse un plan de continuité pédagogique, mis en œuvre jusqu’aux prochains congés scolaires, qui garantisse au moins 50% d’enseignement en présentiel pour chaque élève ». Affirmation largement nuancée lors de la conférence de presse du 12 novembre : « Dans la mesure où un lycée peut encore le faire, la présence à 100% des élèves reste souhaitable. » La perspective d’un fonctionnement en demi-groupes et d’embauches de personnels est ainsi écartée au profit d’un 100% présentiel en classe entière.

Pourtant, les élèves ne sont pas épargnés par la deuxième vague du Covid 19, et le confinement made in MEDEF mis en place par le gouvernement pour continuer a assurer les profits du grand patronat en envoyant les parents travailler, est loin de suffire pour protéger les enseignants, les élèves et leurs proches. Les derniers chiffres publiés aujourd’hui par le ministère de l’Éducation Nationale le prouvent. Sur les sept derniers jours, 12 487 élèves ont été testés positifs au Covid-19, dont 2 838 entre mercredi et jeudi. Toujours selon Jean-Michel Blanquer, les contaminations étaient de 3 528 la semaine précédente : cela signifie une multiplication par 3,5 du nombre de cas de contamination chez les élèves.

De plus, un Checknews du journal Libération a révélé que les chiffres fourni par le ministère n’ont pas brillé par leur exactitude. En effet, le 6 novembre, le ministère de l’Éducation Nationale déclarait 3.528 cas chez les élèves et 1.165 chez les personnels sur les quatre derniers jours. Des données erronées selon Libération qui a montré, grâce aux données de Santé Publique France, que seulement pour le 2 novembre 1.849 jeunes de 0 à 9 ans et 8.116 jeunes de 9 à 19 ans avaient déjà été contaminés.

Ces chiffres démontent le mythe qu’entretient le gouvernement selon lequel le virus ne se transmettrait pas dans les écoles, afin de pouvoir continuer à envoyer les parents travailler. Mettre en place des demi-groupes tout en continuant un enseignement 100% en présentiel demanderai l’embauche de nombreux professeurs, point inconcevable apparemment pour le ministre de l’éducation… Ainsi pour éviter que des élèves soi en distanciel et potentiellement obliger des parents à rester à domicile, le gouvernement choisit de risquer la vie de milliers d’écoliers et de professeurs, mais également de leurs proches.

Face à cette multiplication des contaminations dans les écoles, il faut exiger des comités d’hygiènes pris en charge par les professeurs, agents, personnels d’éducation et parents d’élèves pour instaurer des demi-groupes dans tous les établissement afin de respecter la distanciation physique. Des moyens doivent être alloués d’une part pour assurer une distribution de masques et gels hydro alcoolique mais également pour un plan d’embauche massif d’agents de nettoyages, d’assistant d’éducation et de professeurs. Pour que ces comités puissent s’organiser, il est crucial que des données d’une transparence absolue sur la dynamique épidémique soient public.

C’est grâce à la dynamique contestataire de la semaine dernière que Blanquer avait reculer et concédé la possibilité des demi-groupes dans les lycées. Cela montre que c’est par la mobilisation que les professeurs, les élèves et leurs parents pourront imposer des protocoles sanitaires à la hauteur. A ce titre, la journée de grève prévue le 17 novembre dans le 93 doit s’étendre à toute la France et donner lieu à des assemblées générales pour doter le mouvement de cadres de coordination et de perspectives à mêmes de mener à la victoire.




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