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Grève à la Fonderie du Poitou : un rassemblement appelé jeudi contre les suppressions d’emplois

292 salariés sont menacés par le plan de suppressions d'emploi à la fonderie de Poitou. Dans le bassin d'autres usines font face à des situations similaires et des milliers de travailleurs risquent d'être touchés. Un rassemblement a lieu ce 21 janvier.

mercredi 20 janvier

Crédit photo : GUILLAUME SOUVANT / AFP

A la fonderie de Poitou, un Plan de Sauvegarde de l’Emploi est en cours et 292 emplois devraient être supprimés. Or dans le bassin châtelleraudais la fonderie de Poitou n’est pas la seule visée, celle de Thalès est aussi victime d’un plan de suppression d’emploi, peu après celui de MECAFI. La CGT explique que : « Cela impact directement 800 emplois, et indirectement 3000 travailleurs sur notre bassin de vie. » En effet si on ajoute les sous-traitant et la vie des commerces autour -largement dépendants de cette activité économique- ce sont des milliers de personnes qui vont être touchées.

Liberty-GFG Alliance est à la tête de la fonderie et à l’origine de plan de suppressions d’emploi mais ils ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Le groupe Renault, un des clients les plus importants de la fonderie, a profité du PSE pour poursuivre leur volonté de faire des économies sur le dos des travailleurs et surtout d’engranger toujours plus de profits en délocalisant dans des pays où ils pourront sous-payer la main d’œuvre.

Ce jeudi 21 janvier une journée de grève est appelée à la fonderie de Poitou et un rassemblement national est appelé à 12h30 devant la fonderie à Ingrandes .

Alors que la crise économique menace des milliers et des milliers de postes et que les fonderies comme l’ensemble de la filière automobile sont concernées, il est nécessaire de construire une mobilisation d’ampleur. A la fonderie de Poitou comme sur l’ensemble du territoire il faut reprendre les choses en main. Face à la multiplications des PSE et des licenciements, il faut unir toutes les usines et les secteurs touchés et engager un véritable bras de fer contre les suppressions d’emploi. Nous ne gagnerons pas boîte par boîte.

Ce 23 janvier est appelée à Paris une manifestation nationale contre les licenciements et les fermetures d’entreprises. Cet appel est une première réaction plus que nécessaire pour se coordonner face à l’ampleur des attaques. Mais pourtant le bureau confédéral de la CGT n’y appelle pas, un silence d’une grande gravité alors que se sont des vies qui sont en jeu. Le danger des suppressions d’emploi est immédiat, les journées de grève isolées ne suffiront pas : il faut un plan de bataille et un appel à faire grève en même temps dans l’ensemble des secteurs.




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