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Politique

Répression toujours plus violente contre les journalistes

Jean Segura, libéré après 24 heures de garde-à-vue

« Alors, t’es encore journaliste, salope ? » Ce sont les mots qui ont accompagné l’interpellation extrêmement violente de Jean Segura, reporter militant, membre du Collectif La Meute et animateur de Reporters En Colère, dans la manifestation du jeudi 9 à Paris.

vendredi 10 janvier

 Crédit. Nameu La Meute 

Un joli rassemblement devant le commissariat du Xème de la rue de Nancy, ce vendredi, avec des militant.es, journalistes indépendant.es, élus, pour soutenir Jean Segura, gardé-à-vue depuis la veille. Libéré après près de 24h de détention, il est sorti peu après 15h, sous le vivats de ses ami.es, camarades, collègues et soutiens.

Les prises de parole ont été très brèves, dans un premier temps, et plus d’informations seront relayées par la suite par son collectif. Jean a néanmoins voulu souligné, dès sa sortie de cellule, que ses premières pensées « allaient à la famille de Cédric Chouviat », le livreur à vélo mort au cours de son interpellation il y a une semaine. Le photo-reporter est également revenu sur les conditions de son interpellation, « par clef d’étranglement », à l’origine du décès d’au moins seize personnes ces dernières années.

C’est bien entendu le journaliste militant qui était visé. En témoignent les propos du membre des BRAV qui a participé à son interpellation, lui demandant : « alors, salope, tu es encore journaliste », alors qu’il était parfaitement immobilisé, saisi à la gorge. Quant à son appareil, « un policier s’est joyeusement amusé à l’exploser ». « De toute façon, t’es un journaliste de merde, ami de gens qui crachent sur la police » : c’est également ce qui lui a été lancé, en référence au T-Shirt en hommage à Adama Traoré qu’il portait au moment de son interpellation.




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