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Agroalimentaire

Laval : grève dans les abattoirs de la SNV pour 8% d’augmentation et contre la réforme des retraites

Plus d’une centaine de salariés se sont mis en grève ce mercredi 15 février dans les abattoirs de la SNV. Ils revendiquent une augmentation de 8% des salaires. Une grève pour les salaires, qui rejoint une colère plus profonde contre la réforme des retraites.

Julia Royer

21 février 2023

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Crédits photos : © Radio France - Marcellin Robine

Alors que les grèves pour des augmentations de salaires explosent partout en France, le secteur de l’agro-alimentaire n’échappe pas à cette vague de fond. Plus d’une centaine de salariés ont fait grève ce mercredi 15 février à l’abattoir SNV (Société Normande de Volailles) après un appel national des syndicats CGT, FO et CFTC. En période de négociations annuelles obligatoires, ils revendiquent une augmentation de 8%. Sur place, des salariés du site SNV de la Chapelle d’Andaine dans l’Orne sont venus en soutien.

La SNV appartient au groupe LDC, géant de l’agroalimentaire, qui a fait plus de 165 millions d’euros de bénéfices nets en 2022, et possède des marques comme Maitre Coq ou Le Gaulois. Pourtant, après une première réunion le 30 janvier, la direction a proposé une augmentation de seulement 2,2% alors que l’inflation est de 6% sur un an en février 2023, et « qu’il est prévu une nouvelle augmentation de l’inflation en mars » comme le met en avant Virginie Godard, déléguée syndicale CGT du site de Laval.

Mais ce sont aussi les conditions de travail et le recours aux contrats intérimaires qui mobilisent les salariés. Sur le site de Laval, il y a 200 intérimaires pour 226 salariés. Par conséquent, il devient difficile de recruter : « il y a des propositions d’embauches mais ils n’en veulent pas à cause des salaires trop bas » ajoute Virginie Godard.

Une prochaine réunion de négociation doit avoir lieu le jeudi 23 février. Didier Dorcy, délégué syndical central Force ouvrière de la SNV annonce la couleur : « Si on n’obtient pas satisfaction, on est prêt à durcir le mouvement ».

Chez SNV comme dans le reste de l’agroalimentaire, les conflits se multiplient : les sites de Droué (Loir et Cher) comme celui de Chailland (Mayenne) du groupe SNV/LDC ont été aussi touché par la grève. Dans ces entreprises où la pénibilité est très importante, la question des salaires a rapidement rejoint celle des retraites. Laval, comme de nombreuses villes moyennes ont vu des records de manifestants. Un record de mobilisation a été battu le samedi 11 février, avec plus de 12000 manifestants. Une mobilisation forte qui est en partie due à la mobilisation de travailleurs de l’industrie comme ça a été le cas lors des dernières mobilisations à la SNV comme nous l’explique Virginie Godard : « On ne se voit pas aller jusqu’à 64 ans avec le métier que l’on fait. Encore plus dans l’agroalimentaire ».


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