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Jeunesse

Ni Le Pen ni Macron !

« Le prochain président ne sera pas le nôtre » : nouvel appel à bloquer les lycées ce jeudi

Mardi, les lycéens parisiens se sont mobilisés en bloquant une dizaine de lycées pour dire non au tandem mortifère Macron - Le Pen. Dans un contexte de répression des mobilisations étudiantes à la fois par la police mais aussi par les présidences d’université à travers les fermetures des facs, pour certains lycéens la nécessité d’une coordination et d’une convergence de l’ensemble du mouvement étudiant et lycéen s’impose.

mercredi 20 avril

Les blocages des lycées à Paris ce mardi ont montré que la colère qui s’exprime depuis maintenant une semaine chez les étudiants est partagée par d’autres secteurs de la jeunesse, et notamment la jeunesse lycéenne. Ces blocus ont émergé face à un second tour à l’essence profondément réactionnaire et dont les deux candidats ne sont pas ceux de la jeunesse commenous l’explique Boris, lycéen en première dans un lycée de Paris Nord qui a participé aux mobilisations mardi : « Nous avons organisé les blocus en oppositions à ce second tour parce qu’on ne veut pas choisir entre la peste et le choléra, mais aussi face au système électoral profondément antidémocratique auquel on ne peut même pas participer en tant que lycéen mineur. » En effet, une partie des lycéens réclame le droit de participer à la vie politique au même titre qu’ils subissent la répression de la police durant les manifestations et qu’il leur est permis d’être exploités en travaillant.

Malgré la réussite des mobilisations de mardi qui ont été les témoins d’une radicalité importante, la poursuite de celles-ci et leur extension à tout le secteur lycéen apparaît essentiel, poursuit Boris : « Nous allons poursuivre les blocus jeudi et vendredi, et on aspire à ce que cela continue. On veut aussi essayer d’aller voir d’autre lycées pour discuter et convaincre d’autres lycéens qui ne participent pas à la mobilisation de rejoindre nos blocus, voire d’en organiser dans leur lycée. »

De plus, la convergence avec le début de mouvement étudiant qui a quant à lui débuté il y a une semaine avec l’occupation de la Sorbonne sous les mêmes mots d’ordre que les blocages lycéens - l’opposition au second tour des élections - semble centrale. « Nous devons être soutenus par les étudiants au même titre que nous devons les soutenir. C’est par la convergence des deux mouvements qu’on peut réussir à imposer un réel rapport de force », explique Boris.

À l’heure où le mouvement étudiant contre Macron et Le Pen se fait réprimer dans la rue par la police et à travers la fermeture des universités, la possibilité d’une poursuite du mouvement à une échelle lycéenne se trouve dans l’extension de celui-ci à tout le secteur lycéen et dans une coordination lycéenne dans la perspective d’opposer un bloc de résistance face à la répression et aux contre-réformes que le prochain quinquennat nous prépare.



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