^

Politique

L'été du MEDEF

Les patrons en université d’été : les plus assistés du gouvernement en France ont le moral au beau fixe

Université d’été du Medef : le patronat avait de quoi être à l’aise dans ses bottes, avec plusieurs invités de marque tels que Sarkozy, Bruno Le Maire, mais pas de Macron à l'horizon. Ce qui a été très peu apprécié par les patrons qui sont toujours en mal de reconnaissance malgré un gouvernement à l’écoute de leurs besoins avec une politique de réduction des cotisations patronales toujours d’actualité qui ne sont jamais que des cotisations qui ne tombent pas dans les caisses de l’Etat permettant ainsi d’imposer l’austérité au plus grand nombre, à ceux qui font tourner la société, notre classe.

samedi 31 août

La rencontre des entrepreneurs de France, l’Université d’été du Medef s’est tenue à l’hippodrome de Longchamp à Paris. Le patronat avait de quoi être à l’aise dans ses bottes, avec une nouvelle appellation (Rencontre des Entrepreneurs de France) certes mais aussi un invité de marque, Nicolas Sarkozy, qui a écrit un livre pour apporter toute sa science en termes de libéralisme, sans parler d’un ponte du gouvernement avec la présence de Bruno Lemaire... mais pas de Macron ! Ce qui a été très peu apprécié par les patrons qui sont toujours en mal de reconnaissance malgré un gouvernement à l’écoute de leurs besoins avec une politique de réduction des cotisations patronales toujours d’actualité qui ne sont jamais que des cotisations qui ne tombent pas dans les caisses de l’Etat permettant ainsi d’imposer l’austérité au plus grand nombre, à ceux qui font tourner la société, notre classe.

Jusqu’ici tout va bien pour le patronat

Il suffit de voir les dividendes versés aux actionnaires : 514 milliards en Europe et 51 milliards en France ! Pour l’année prochaine des estimations avancent le chiffre de 1400 milliards. Pour le secteur patronal ce n’est pas la crise, c’est même tout le contraire avec un CICE qui leur est versé et les cotisations sociales qui vont continuer de baisser dans les prochaines années. Cependant, le crédit de Macron dans le secteur patronal commence a fléchir légèrement, notamment sur les retraites où le patronat estime que les annonces du gouvernement de créer les conditions d’un dialogue avec tous les corps intermédiaires est un signe de faiblesse voire un recul notamment sur la mise de côté de l’âge pivot à 64 ans pour augmenter la durée de cotisation. Ce calcul du gouvernement table sur le fait ramener à lui la CFDT. Dans la réalité cela ne changera rien pour la classe travailleuse puisque le rallongement sera effectif de manière mécanique (plus d’annuités pour un taux plein obligent à partir plus tard), mais cette nouvelle manière de faire, plus prudente que la méthode bulldozer, sur un dossier très explosif, déplaît au Medef qui y voit une peur d’aller au bout de cette réforme, voire de reculer devant le risque d’explosion sociale, comme cela avait été partiellement le cas avec les Gilets Jaunes.

Un changement de méthode pour déminer la colère sociale

Les possibilités d’explosion dans la situation restent ouvertes. L’expérience des Gilets Jaunes est encore bien présente dans les esprits, et le gouvernement a de quoi être inquiet des réactions même si pour l’instant les mots d’ordre des directions syndicales sont divisés et divisent. Le secteur de la santé reste plus que jamais mobilisé, dans les urgences notamment, la population est sur ses gardes face à une réforme des retraites qui va mettre à bas tous les régimes spéciaux, obliger à travailler plus longtemps et réduire les pensions. Une mobilisation d’ampleur avec des secteurs de Gilets Jaunes toujours actifs, ou avec d’autres secteurs de la classe ouvrière, radicalisés par les méthodes de ce mouvement, pourrait très bien dépasser le seul cadre dit des corps intermédiaires et du corporatisme et enflammer le pays : cette réforme attaque l’ensemble de la classe ouvrière et pourrait tendre à ce qu’elle s’unifie face à celle-ci. Pour tous ces éléments, le patronat craint les hésitations du gouvernement et préférerait une méthode dure qui dicte les rythmes et prenne de cours les résistances.

Sarkozy en vedette du libéralisme au Medef

Nicolas Sarkozy a été invité par le Medef pour parler des différent sujets de société, et a développé tout son arsenal ultra-libéral au risque de faire passer Macron pour un petit joueur, aussi bien socialement où il ne faudrait rien céder qui aille dans le sens du bien-être de la classe exploitée, et même au niveau climatique où il n’a que mépris pour Greta Thumberg et son combat (qui empêcherait toute forme de création, de liberté d’entreprendre etc.). Pour Sarkozy, la solution c’est de libérer toute forme d’entraves au développement du capital, un coup de baguette magique qui réglerait le problème du chômage de masse et peut-être même de l’environnement ? Pourtant, c’est bien les capitaux impérialistes qui partout dans le monde conduisent l’humanité à sa perte, en Afrique, en Asie, et en Amérique du Sud.




Mots-clés

CICE   /    Medef   /    Patrons-voyous   /    Nicolas Sarkozy   /    Politique