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Montpellier. 3000 manifestants contre la loi Sécurité Globale

La manifestation contre la loi Sécurité Globale a rassemblé aujourd’hui environ 3000 personnes dans les rues montpelliéraines pour dénoncer l’offensive sécuritaire du gouvernement. La journée était aussi marquée par une mobilisation contre les violences patriarcales sur la place de la Comédie.

samedi 21 novembre

Les manifestants s’étaient donné rendez-vous devant l’Hôtel de police de Montpellier, avant de se rendre sur la place de la Comédie, pour finalement se réunir devant la préfecture. Dans les différents cortèges, des partis politiques, syndicats, associations, mais également comités de justice contre les violences policières (Justice pour Mohammed Gabsi, mort suite à une interpellation violente à Béziers) et des Gilets Jaunes de la région.

Au même moment sur la place de la Comédie, un happening avait lieu contre les violences patriarcales dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux personnes LGBT. Le happening rendait notamment hommage aux femmes victimes de féminicides.

À la manifestation contre la loi Sécurité Globale, l’ambiance était festive et combative, comme en témoignent les différentes interventions de manifestants. Beaucoup sont revenues sur ce qui unit toutes les colères, des féministes aux opposants à la Loi de Sécurité Globale, mais aussi la Loi de Programmation de la Recherche (qui promet de criminaliser la mobilisation au sein des universités : une colère et une opposition au gouvernement.

Le NPA a rappelé que « le gouvernement cherche à se prémunir contre la deuxième vague sociale qui ne manquera pas d’arriver car nos colères sont nombreuses : la crise sociale, avec les plans de licenciements qui se multiplient ; la crise écologique avec la poursuite, partout, de l’intoxication du monde ; la crise sanitaire avec le refus du gouvernement de prendre en compte les demandes des soignants de création de lits, de créations de postes, la crise dans l’enseignement et la recherche... »

Lors de sa prise de parole, un Gilet Jaune de Prés d’Arènes rappelle que le mouvement surgi il y a maintenant près de deux ans, est l’un des témoins de la violence policière, mais aussi de la colère populaire.

Quant à Sophie Mazas, responsable de la Ligue des droits de l’Homme dans le département de l’Hérault, elle souligne que cette offensive autoritaire ne date pas de la récente proposition de loi de sécurité globale : « La loi de sécurité globale s’inscrit dans la montée de l’autoritarisme d’État, qui restreint nos libertés publiques, nos libertés individuelles. C’est un mouvement, ça fait plusieurs années que de nombreuses lois liberticides passent, elles passent essentiellement soit après des faits divers, soit lorsqu’on nous met l’état d’urgence. »




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