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Augmentez les salaires

Plus de 20 000 cheminots votent la reprise de la grève fin juillet au Royaume-Uni

Les conducteurs de train du syndicat ASLEF ont voté à une large majorité en faveur de la grève pour des augmentations de salaire. Ils appartiennent à huit entreprises qui exploitent le réseau ferroviaire. Ils sont rejoints par les travailleurs qui gèrent les salles de contrôle, la signalisation et l'électricité de Network Rail, affilié à la TSSA.

jeudi 14 juillet

Article initialement paru sur La Izquierda Diario

Au milieu des scandales qui ont abouti à la démission du Premier ministre britannique Boris Johnson, et qui ont mis en lumière la crise de l’impérialisme britannique, les cheminots expriment à nouveau leur volonté de se battre pour des augmentations de salaire qui puissent permettre de faire face à l’inflation.

Plus de 90% des votes (avec un taux de participation avoisinant les 93%) des membres du syndicat des conducteurs de train (ASLEF) appartenant à huit compagnies : Chiltern, Great Western Railway, London North Eastern Railway, London Overground, Northern, Southeastern, TransPennine Express et West Midlands, se sont prononcés en faveur d’une grève sur la fin du mois de juillet. Cela représente environ 21 000 travailleurs.

Les médias anglais affirment que le mouvement de grève qui se dessine, couplé à celui des travailleurs qui gèrent les salles de contrôle, la signalisation et l’électricité de Network Rail, affilié à la TSSA, pourrait avoir un impact aussi important que celui de la grève historique menée en juin par les 40 000 travailleurs du Syndicat national des travailleurs du rail, de la marine et des transports (RMT).

Les travailleurs du rail n’ont pas reçu d’augmentation de salaire depuis 2019. Suite au mouvement de grève, les directions des entreprises proposent une ridicule augmentation de 2%, alors même qu’en juin l’inflation a atteint 11%. Le secrétaire général de l’ASLEF, Mick Whelan, a assuré : «  Nous ne voulons pas déranger les passagers. Nos amis et nos familles utilisent également les transports publics. Et nous ne voulons pas perdre de l’argent en faisant grève, mais les entreprises nous ont forcés à prendre cette position. Le gouvernement et les entreprises ne cherchent pas à trouver une solution. »

Cependant, la direction de ce syndicat, affilié au parti travailliste - avec Whelan à sa tête - a imposé que les grèves ne soient pas organisées en même temps dans les huit entreprises ferroviaires, mais sur des jours différents et qu’elles ne soient pas non plus convoquées conjointement avec d’autres syndicats, mais sur des jours successifs. Une stratégie qui affaiblit la portée du mouvement et permet clairement de donner une marge de manœuvre plus importante au patronat et au gouvernement Johnson sortant - qui restera en fonction jusqu’en septembre, lorsque les conservateurs éliront un autre chef de parti. Mais la situation où les bas salaires, la hausse de l’inflation et la menace de licenciements dans plusieurs entreprises accroissent la colère des travailleurs, Whelan a été obligé de préciser «  mais à un moment donné [ces grèves éparpillées qu’ils imposent] pourraient se joindre  ».

Par ailleurs, les travailleurs de la poste du Syndicat des travailleurs de la communication ont organisé une grève de 24 heures lundi dernier. Il s’agit de la première action d’une série prévue ce mois-ci par les travailleurs de la poste. Environ la moitié des 114 bureaux de poste de la Couronne, dont une majorité de grands bureaux dans les centres villes, ont été fermés.

A la suite de la grève historique du mois de juin, l’été s’annonce marqué par la colère des classes populaires anglaises et par le renforcement de la lutte de classe.

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