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Politique

Militants écolo

Répression. 1 à 3 mois de sursis requis contre des militants écolos après une action à Roissy

Sept militants étaient jugés ce jeudi par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir occupé le tarmac du terminal 2 de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle en octobre dernier. Jusqu’à trois mois de prison avec sursis ont été requis. La criminalisation des militants écolos se poursuit.

vendredi 8 octobre

Il y a un an, le 3 octobre 2020, une centaine de militants écolo avaient envahi le tarmac du terminal 2 de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Cette occupation, initiée par les collectifs ANV-COP 21 et Alternatiba, avait pour objectif de protester contre le projet d’extension du terminal 4 de l’aéroport qui aurait impliqué une augmentation considérable du Traffic de plus de 40 millions de passagers par an. Une journée nationale d’action avait alors été appelée pour réclamer la diminution du trafic aérien et « la reconversion de ce secteur ».

Au cours de cette action 125 militants avaient fini par être interpellés et ce jeudi sept d’entre eux étaient jugés au tribunal correctionnel de Bobigny. Cinq d’entre eux avaient passé 33 h en garde à vue au moment des faits.

Les avocats des accusés ont demandé la relaxe, le groupe Aéroport Paris a lui réclamé « un euro symbolique d’indemnité », malgré le fait que l’action n’ait causé aucun retard et que seul le grillage ait été endommagé, car coupé pour accéder au tarmac.

Mais le procureur a lui requis des peines de un à trois mois de prison avec sursis pour « entrave à la circulation d’un aéronef, dégradations matérielles en réunion et refus de prélèvement ADN » ainsi que pour mise en danger. Outre les poursuites judiciaires devant le tribunal, plusieurs des militants de cette action sont concernés par diverses procédures administratives, dont des amendes qui s’élèvent jusqu’à 88 500 euros.

Si la décision du tribunal sera rendue le 12 novembre ce procès traduit d’ores et déjà « une volonté de réprimer la voix des activistes » selon un des prévenues.

A nouveau donc pour la justice il s’agit de criminaliser les militants du climat. De leur côté les multinationales comme ADP continuent de nuire à la planète en toute impunité. Comme toujours ce sont ceux et celles qui s’insurgent contre le système qui subissent la répression qu’elle soit policière ou judiciaire. Nous dénonçons la répression à l’œuvre contre ces militants et appelons à les soutenir le 12 novembre lors du rassemblement appelé en leur soutien.




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