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Toulouse. Ce lundi 12 octobre, toutes et tous aux côtés des grévistes d’Onet !

En grève depuis deux jours face à une direction qui entend ne rien céder, les grévistes d'Onet sous-traitant d'Airbus, victorieux en 2017 face à cette direction déjà méprisante, ont besoins d'une solidarité sans faille. C'est pourquoi il est important d'être massivement à leur côté ce lundi 12 octobre !

dimanche 11 octobre

Ce 9 octobre, les salariés de l’entreprise sous-traitante aéronautique Onet, à Toulouse, entamaient leur deuxième jour de grève, revendiquant en particulier un taux horaires à 11.6€ pour toutes et tous (actuellement, il y a une différence qui peut aller jusqu’à 1€ entre deux ouvriers du même poste), une prime Covid de 150€ et une prime produits dangereux de 50€ pour toutes et tous, l’arrêt de la procédure de licenciement et le reclassement d’une salariée, un 13eme mois et le paiement des jours de grèves. Lors des négociations de ce jour, la direction a décidé de rejeter en bloc l’ensemble des revendications, provoquant la colère des grévistes et la reconduction du mouvement.

En soi, cette attitude n’est guère étonnante. Il y a trois ans, lors du précédent conflit, la direction avait également opté pour une ligne dure face aux grévistes, jouant la carte de l’épuisement et de la division. Une attitude qui n’avait pas empêché les grévistes d’obtenir une victoire éclatante, au terme d’une grève exemplaire de 7 jours. Conscient que seul un rapport de force à la hauteur, la solidarité entre les grévistes et le maintien de la grève sont les armes nécessaires à la victoire, les grévistes sont déterminés, cette fois encore, à aller jusqu’au bout et faire plier une nouvelle fois le géant de la sous-traitance.

Chantage, potentiels remplacements illégaux : les méthodes mal-Onet de la direction

Mais la direction en s’est pas contentée de rejeter les revendications en bloc. Lors des négociations de ce 9 octobre, une proposition pour le moins scandaleuse a été faite aux grévistes. La direction s’est montrer encline à accepter la réintégration d’une salariée en procédure de licenciement... à la condition d’une reprise du travail de l’ensemble des grévistes ! En d’autres mots, la direction fait du chantage, et cherche à jouer sur la « corde sensible » pour éviter l’uniformisation des salaires, le paiement des primes, le paiement des jours de grèves et l’obtention d’un 13ème mois ! Une attitude cynique et méprisante, qui a été légitimement perçue comme un chantage éhonté de la direction par l’ensemble des grévistes qui, à l’annonce de la nouvelle, ont réclamé la démission du directeur de site !

Par ailleurs, une rumeur a enflé sur le piquet de grève, confirmée dans la journée. En effet, la direction voit la grande majorité des salariés en grève, entraînant le blocage de 90% de la production sur les chantiers concerné par le conflit. Pour tenter d’atténuer les conséquences de la mobilisation, la direction envisagerait d’acheminer d’autres travailleurs, de Saint-Orens en particulier, sur le chantier de l’A320 pour briser la grève ! Outre cette brutalité manifeste face aux grévistes, il se trouve que ces travailleurs en question ne sont pas formés pour intervenir sur des avions ! Une mesure donc totalement illégale, et qui dévoile le vrai visage de la direction : cette dernière est prête à mettre en danger la vie de travailleurs pour briser une grève et maintenir ses profits !

Solidarité ! Toutes et tous présents sur le piquet des Onet ce lundi 12 octobre !

Face à l’attitude de la direction d’Onet, il est indispensable d’entourer les grévistes de la solidarité la plus large et la plus massive possible ! C’est le sens du message de trois travailleurs de la sous-traitance de l’aéronautique, ayant participé à la première rencontre des salariés du secteur, et qui étaient présents ce 9 octobre en solidarité avec les grévistes d’Onet : Si on touche à l’un, on touche à tous !

Un exemple à suivre et à amplifier. En ces temps d’attaques patronales qui s’abattent sur le monde du travail, dans l’aéronautique comme ailleurs, de chômage de masse et de précarisation à large échelle, la grève des Onet à Toulouse, offensive et déterminée, détonne dans le paysage général, et apporte une énorme bouffée d’air frais à l’ensemble de notre camp social. Il est donc clair qu’une victoire des Onet dans ce conflit serait une victoire pour toutes et tous, et il s’agit aussi d’apporter un appui le plus fort possible pour renforcer le rapport de force.

C’est pourquoi nous appelons l’ensemble de nos lecteurs à venir apporter leur soutien pour le prochain piquet de grève, prévu le 12 octobre prochain. Rendez vous à partir de 6h du matin, devant l’entrée du site Airbus Louis Brèguet à Colomiers (Ligne de bus 21 au départ du métro Basso Cambo) !




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