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Politique

Scandale en macronie

Une casserole de plus chez LREM : les notes de frais en famille de Patricia Mirallès

Décidément, après les révélations autour de Coralie Dubost et Thierry Solère, Médiapart a dévoilé une troisième affaire cette semaine au sein de la macronie. Cette fois, c’est la députée Patricia Mirallés qui est concernée. Et à l’image de ses collègues, il semblerait qu’elle ait développé un usage tout à fait personnel de l’argent du contribuable.

vendredi 6 mai

Alors que s’amorce la campagne des élections législatives, plusieurs affaires éclatent au grand jour mettant LREM en difficulté. En effet, les révélations de Mediapart sur les notes de frais de Coralie Dubost, députée LREM de l’Hérault et numéro 2 du groupe à l’Assemblée nationale, sont difficilement tenables. Épinglée pour ses usages abusifs de son avance des frais de mandat (AFM), Coralie Dubost vient d’annoncer son « retrait de la vie politique », fragilisant le groupe de la majorité parlementaire à quelques semaines des législatives.

La même semaine, on apprenait que Thierry Solère, le conseiller officieux d’Emmanuel Macron, semaine était visé par une nouvelle enquête judiciaire. Pour cause, la belle-mère du député est soupçonnée d’avoir occupé un emploi fictif à l’Assemblée nationale. Sans décrire ici son curriculum bien garni en la matière, le conseiller de Macron n’en est pas à son coup d’essai. Il était déjà mis en examen en 2019 pour fraude fiscale et trafic d’influence, et suspecté en 2021 pour avoir dépensé 167.000 euros de frais de mandat pour des dépenses personnelles.

Et voilà donc qu’une troisième affaire, révélée par Mediapart fait surface. Patricia Mirallès, la députée de la majorité, élue dans une circonscription voisine de celle de Coralie Dubost aurait elle aussi utilisée ses frais de mandat à des fins personnelles. Patricia Mirallès a pour l’heure démenti ces informations et certifié pouvoir justifier ces dépenses.

Selon l’enquête de Mediapart néanmoins, la député LREM n’aurait pas hésité à faire usage de ses frais de mandat pour héberger sa famille à l’hôtel par exemple pendant le déménagement de son fils à Limoges,. Autre cas de figure cité par la rédaction : à l’occasion de son déplacement pour le 75e anniversaire du débarquement de Provence, Patricia Mirallès aurait utilisé ses frais de mandats pour payer la chambre d’hôtel de son conjoint. Et à nouveau pour financer la réparation du disque dur de sa fille à hauteur de 1 198,80 euros.

Décidément, à LREM, les affaires de magouilles financières ne semblent pas être des exceptions. De de Rugy, à Ferrand, en passant par Sylvie Goulard ou encore Richard Ferrand -entre autres- le quinquennat 1 avait fait la démonstration que les tambouilles en tout genre avait toute leur place à l’assemblée nationale. Ce début de quinquennat 2 semble partir sur la même ligne. L’occasion de nous rappeler qu’il serait temps, une bonne fois pour toute, de changer un système qui met les richesses entre les mains de quelques privilégies et non pas de ceux qui les produisent.



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