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Crise sanitaire

CHU de Toulouse. Face au mépris de la direction, soutenez les grévistes : donnez à la caisse de grève !

Depuis le 25 janvier, les soignants des blocs opératoires sont en grève illimitée pour faire valoir leurs droits. Aujourd’hui, la direction générale du CHU Toulouse a reçu la délégation des blocs opératoires. Une réunion sous haute tension qui a démontré le mépris de la direction face à la colère des soignants.

mercredi 10 février

Soutenez-les grévistes : donnez à la caisse de grève !

Mardi 9 février, les infirmiers, aides-soignants et IBODE ont eu rendez-vous avec le directeur général du CHU Toulouse dans l’optique de signer un protocole de fin de grève. Avant même que la réunion ne commence, la direction a imposé ses conditions en convoquant le DRH, la directrice des blocs opératoires et le directeur des soins. Une mise sous tension qui dépeint la suite de l’entretien. La délégation, composée de la CGT, du collectif Inter Blocs et 10 représentants des blocs opératoires ont remis sur la table le manque de moyens, la revalorisation salariale avec notamment la bonification indiciaire et une vraie reconnaissance du métier !

Face à eux, une direction encore plus méprisante et méprisable, qui n’a à aucun moment pris en compte la colère et les besoins des soignants alors qu’ils ont été et ils sont dans le première ligne contre la pandémie. La revalorisation salariale n’était pas à l’ordre du jour, pire encore, au lieu de proposer une prime d’attractivité, une prime “sur investissement” a été posée sur la table par la direction, une prime déjà existante depuis le projet de loi Segur qui serait versée en fonction des heures effectuées… Une proposition indécente qui nous rappelle le fameux “travailler plus pour gagner plus” et qui ne correspond en rien à la demande de reconnaissance et de fidélisation des soignants. Après 2 heures d’entretien, aucun accord n’a été trouvé et les soignants sont d’accord sur un point : le mouvement va se durcir, ils ne lâcheront pas face au mépris et aux menaces de la direction ! Pour tenir dans ce bras de fer, les soignants ont lancé une caisse de grève

En effet, des travailleurs ont reçu des menaces anonymes par message avec une compilation de photos d’elles sur leurs lieux de travail, et également sur le pare-brise de leurs voitures ! Une pression qui ne décourage pas les soignants déterminés à faire valoir leur droit et à faire reconnaître leurs véritables métiers !

La gestion de la crise « Made in Medef », qui privilégie les bénéfices d’une poigné grands patrons à la santé et les conditions de vie et de travail de la majorité est la continuité des politiques austeritaires et la raison du mépris de la direction vis-à-vis des revendications des soignants. De l’argent il y en a, mais alors que le personnel hospitalier est en premier ligne de la lutte contre la pandémie et que la vie de milliers de personnes dépend de son travail, le gouvernement préfère protéger ses intérêts en augmentant de 325 millions le budget de la police pour mieux réprimer la contestation sociale et en gavant de milliards les grands patrons.

Pour faire face d’une manière effective à la pandémie il faut entre autres améliorer les conditions de travail du personnel soignant et finir avec la logique austeritaire et répressive du gouvernement. Les embauches, les moyens et les revalorisations salariales peuvent se financier : l’argent doit aller à la santé et non à la police ; et il faut exiger un investissement massif financé par un impôt fortement progressif sur les grandes fortunes.




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