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Politique

Coup de gueule d'un ouvrier de l'automobile

« En pleine contestation sociale, voir Carlos Ghosn faire son show est une insulte »

Coup de gueule d'un ouvrier de l'automobile suite à la fuite de Carlos Ghosn et à ses fanfaronnades médiatiques sous les bravos de la classe dominante.

mercredi 8 janvier

Ce 8 janvier, nous avons assisté au show Carlos Ghosn, que tout les médias présentent comme un paria dans le cadre d’un complot contre sa personne, en bons chiens de garde du capital.

Une conférence de presse en forme de mise en scène, des plus pathétiques, cherchant à faire pleurer dans les chaumières. Comment peut-on mettre en prison Carlos Ghosn, alors qu’il a sauvé le groupe Renault et Nissan – Mitsubishi, dans une cellule avec la lumière toute la journée et des interrogatoires, pour ne pas avoir déclarer ses revenus.
Pour parfaire le tableau, les soutiens étaient nombreux pour parler de la souffrance de ce grand patron qui n’a fait que servir le capitalisme et les actionnaires , comme il le dit lui-même, j’étais la pour ça, faire un groupe rentable et préserver et amplifier les profits.

C’est tout de même historique, de voir un criminel social faire une conférence de presse, alors que les militants sont mis en prison et matraqués par les forces de répression

En pleine contestation sociale, voir Ghosn faire son show est une insulte pour toutes les victimes de la justice de classe, pour tous les gilets jaunes qui ont été condamnés à de la prison ferme, comme a Narbonne ce 7 janvier et qui eux n’ont pas droit à une conférence de presse pour se défendre. C’est même tout le contraire, il sont traînés dans la boue, puisqu’ils font partie de la classe pauvre, et qu’ils osent se révolter alors qu’il crèvent, mis au banc de la société. Dès qu’ils relèvent la tête, la société de l’exploitation les broie d’abord par le chômage, la précarité et par la répression policière. Les travailleurs de la SNCF et la RATP eux non plus les grands médiats ne leur font pas une place pour faire des conférences pour qu’ils puissent dénoncer la répression policière devant les dépôts de bus en grève et les licenciements crapuleux pour des faits inventés de toute pièce. C’est le cas dans les grands groupes automobiles comme Renault, on ne compte plus toutes les vies ouvrières brisées par le management de Carlos Ghosn. Là non plus pas un seul mot de Carlos Ghosn pour les licenciés pour la rentabilité ou pour ceux qui ne pouvaient pas tenir leur poste .

Certes les accusations contre Ghosn viennent des dirigeants de Nissan, mais si demain nous faisons une enquête auprès des travailleurs du groupe Renault , nous sommes assurés d’avoir encore d’autres raisons de le voir finir à l’ombre. Dans les shows télévisés il est surtout question de lui et de ses petites souffrances et déboires, pourtant jamais Carlos Ghosn ne sera au SMIC ou en emploi intérimaire sur les chaînes de montage. Alors qu’aucune usine du groupe ne tourne sans les salariés et c’est bien eux qui font qu’il peut aller ripailler au Liban dans une grosse maison. L’argent de la production va dans sa poche et dans celle des actionnaires. Une chose est sûre, sa place est derrière les barreaux, comme tous ces dirigeants qui ruinent les vies de centaines de milliers de salariés. Mais cela la classe ouvrière, leur fera payer par la grève et la lutte pour renverser ce système !




Mots-clés

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