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Joyeux Noël

Grève à la SNCF ce week-end : tous ensemble pour l’augmentation générale des salaires !

Après la multiplication des grèves locales pour de meilleurs salaires et l’amélioration des conditions de travail, les travailleurs de la SNCF se mobilisent à leur tour contre la vie chère. La CGT, Sud-Rail et l’Unsa appellent à la grève pour le premier week-end des vacances de Noël. Un point d'appui pour construire le rapport de force et revendiquer l'augmentation générale des salaires !

mardi 14 décembre 2021

Crédits photo : MARTIN BUREAU / AFP

Ce lundi, un appel à la grève pour le premier week-end des vacances de Noël, du 17 au 19 décembre, a été lancé à la SNCF par la CGT, Sud-Rail et l’Unsa. Le mouvement sera quasi national, car il touchera les axes sud-est, atlantique, et les lignes de RER en Île-de-France. Si des revendications spécifiques existent au niveau local, la revendication principale reste une véritable augmentation des salaires.

Partout, dans la presse, on entend déjà résonner le refrain familier de "la prise d’otage", des cheminots qui veulent gâcher les fêtes de fin d’année. Éric Ciotti a qualifié le préavis de grève d’ "indécent". Quant à Gabriel Attal, il "regrette" le "choix" de faire grève à cette période. La réalité est que les cheminots en grève se battrons contre le gel de leurs salaires, au point mort depuis 8 ans, dans une période où la hausse des prix généralisée affecte durement les travailleurs.

Que ce soit à Sanofi en Gironde, dans le social ou à Leroy Merlin, dans tous les secteurs, la colère contre les bas salaires gronde, et il était évident que le mécontentement allait aussi gagner la SNCF.

Aujourd’hui, les travailleurs de la SNCF sont polyvalents, et, à cause du manque de personnel, se retrouvent à faire plusieurs métiers pour un seul salaire. De plus, la direction de la SNCF a profité des confinements et des flux de voyageurs réduits à cause de l’épidémie de Covid-19 pour effectuer des tests de réorganisation des services, toujours dans le but de faire plus avec moins, et de dégager plus de profits, au mépris des conditions de travail des cheminots, et, bien souvent, de la sécurité des voyageurs.

Ce préavis de grève arrive après les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), lors desquelles la direction de la SNCF n’a rien accordé de plus aux travailleurs que des miettes : une majoration brute d’à peine 220 euros par an, et l’ajout de nouvelles positions sur la grille de salaire, sachant que cette grille a vocation à disparaître dans les années à venir. En échange, la SNCF voulait se passer des NAO en 2022. L’accord n’a été signé que par la CFDT et l’Unsa, qui représentent moins de 50 % des travailleurs de la SNCF, mais la direction a quand même accordé les primes proposées, pour ne pas mettre ces deux syndicats, qui sont ses interlocuteurs les plus réceptifs, en position de faiblesse.

Depuis novembre, les grèves locales (comme au technicentre de Châtillon, ou les commerciaux gare d’IDF) pour des augmentations et contre la vie chère se multiplient, et l’entrée en jeu d’un secteur clé comme les cheminots pourrait être l’élément moteur d’un mouvement plus large. Mais pour cela, il faudrait que les directions syndicales aillent plus loin qu’un week-end de grève et nationalisent réellement le conflit, en coordonnant les différents secteurs en lutte pour appeler à la grève générale afin de créer un véritable rapport de force capable de faire plier le patronat.




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