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Politique

Tournant sécuritaire

Innovation xénophobe : un préfet délégué à l’immigration nommé en Île-de-France

Le conseil des ministres a acté ce mercredi la création d’un poste de préfet délégué à l’immigration sous les ordres du préfet de Paris. Une nouvelle mesure répressive plébiscitée par Darmanin et Lallement dans le sillage de l’offensive raciste et sécuritaire du gouvernement.

jeudi 22 avril

Crédit image : Christophe Archambault/Pool via REUTERS

Déjà annoncée en novembre dernier dans Le Parisien, le Conseil des ministres a acté ce mercredi 21 la création d’un poste de préfet délégué à l’immigration auprès du préfet de la police de Paris.

L’idée vient de Gérald Darmanin et s’ancre dans le tournant répressif du gouvernement. La proposition, soutenue par Didier Lallement, faisait partie des propositions du livre blanc de la sécurité intérieure. Le nouveau préfet sera à la tête d’une nouvelle délégation sur l’immigration qui constituera un nouvel outil dans l’arsenal répressif du gouvernement contre les migrants. En ligne de mire de cette délégation : l’immigration illégale, comme le disait Darmanin qui souhait une concrétisation de la “réforme entamée en matière de lutte contre l’immigration irrégulière”, comme le rapporte France Info.

Les vidéos de l’expulsion de la place de la République le 23 novembre dernier avaient marqué les esprits, avec la violence inouïe que la police avait déchaînée contre les exilés et leurs soutiens. Aujourd’hui, la création d’un tel poste raisonne comme une volonté de professionnaliser encore davantage la stratégie répressive de l’Etat envers les populations migrantes. Ainsi, loin de reculer après le scandale généré par la répression Place de La République, la préfecture de Paris et le gouvernement persistent et signent à traquer, réprimer et expulser les migrants.

En pleine crise de popularité et avec en ligne de mire 2022, c’est l’électorat de droite et d’extrême droite que le gouvernement essaie de séduire, montrant bien la promiscuité politique entre leurs deux formations et programmes. Après une visite sécuritaire à Montpellier, c’est donc sur le terrain du droit d’asile que Macron veut faire la différence d’avec ses meilleurs ennemis LR et RN, avec une série de mesures répressives qui impactent en particulier les couches les plus précaires et les plus opprimées, dans le sillage de la loi Sécurité Globale et de la loi séparatisme.




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