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VIDÉOS. La police matraque, gaze et saisit les tentes des exilés à République

Après s’être violemment fait expulser du camp qu’ils occupaient à Saint-Denis, plusieurs centaines de réfugiés sont allés occuper la Place de la République ce lundi soir. La police, à grand renforts de gaz lacrymogènes et de matraques, a vite rappliqué pour réprimer les réfugiés et leurs soutiens, n’hésitant pas à renverser et à réquisitionner les tentes des migrants.

mardi 24 novembre 2020

Crédits photo : Rémy Buisine

Après l’évacuation violente de 2500 réfugiés qui occupaient un camp à Saint-Denis mardi dernier, le plus gros démantèlement depuis 2015, plus de 500 d’entre eux ont décidé d’occuper la place de la République à Paris ce lundi soir pour dénoncer la répression et les conditions de mal logement dont ils sont victimes, protestant également contre la chasse à l’homme qu’ils subissent depuis une semaine. Ainsi, comme le relate Libération, “dans le quartier de Rosa-Parks, dimanche, la plupart des migrants disent subir une traque permanente des agents de sécurité et de la police sur le parvis de la nouvelle gare de RER.” Un membre de l’association Utopia 56 témoigne au micro de Révolution Permanente : "Depuis mardi c’est une chasse à l’homme qu’il y a dans la rue, toutes les personnes qui dorment dehors sont gazées par la police, insultées, le matériel détruit. C’est un moyen d’invisibiliser le problème."

Aux 500 réfugiés qui ont décidé d’occuper la place de la République se sont par la suite ajoutés de nombreux soutiens, associations et medias, tels que Rémy Buisine ou encore Le Média.

La police n’a pas tardé à arriver et à commencer à réprimer, en réquisitionnant violemment les tentes des exilés.

Face à cette répression inhumaine, un réfugié témoignait : “en Afghanistan, c’était des kalachnikovs, aujourd’hui c’est des flashball, des flashball de partout, de tous côtés”.

La police repousse ensuite les manifestants afin d’évacuer la place, et ce, à grand renforts de matraque. Alors qu’une partie de la manifestation se dirigeait vers l’Hôtel de Ville, la police se met à gazer.




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