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Coronavirus

Renault. Des masques FFP2 pour imposer la reprise et toujours rien pour les soignants

Ca y est, la reprise chez Renault est annoncée, elle se fera doucement mais sûrement. Mais pourquoi reprendre le travail en plein confinement alors que les distances de sécurité sont impossibles à respecter sur les chaînes de montage ? La dernière trouvaille, c’est de donner des masques FFP2 aux ouvriers quand les soignants en manquent cruellement. Alors que la direction refuse de dire comment ils les ont obtenus, ce qu’il faut c’est les réquisitionner pour les donner aux soignants !

lundi 27 avril

Faire des voitures aujourd’hui, une urgence ?

Alors que le marché automobile est en chute libre de 72 %, réaliser des voitures, avec le risque de propager le virus et démarrer une deuxième vague, quand la première est toujours en cours est criminel. Bien sur, modifier l’outil de production pour faire des masques ou des respirateurs gratuitement n’est pas à l’ordre du jour. Les annonces en ce sens de PSA relèvent du simple coup de communication comme le montre le scandale de 8500 respirateurs finalement inadaptés pour les patients. Produire l’essentiel devrait être le mot d’ordre en temps de crise sanitaire mais le seul curseur des groupes Renault et PSA est le profit. PSA commence d’ailleurs à rouvrir ses sous-traitants, faut de reprise officielle pour l’instant.

L’usine, mieux servie que l’hôpital, non merci !

Nous sommes face à une situation où l’industrie est mieux lotie que les hôpitaux : les grands groupes détiennent des milliers de masques afin de produire des voitures. Non seulement ils reviennent aux soignants mais pire encore leur usage peut aggraver la crise puisqu’il sert de prétexte à la reprise et donc à la création de nouveaux foyers de contamination dans les ateliers.

Le constat est sans appel : si l’économie capitaliste est plus importante que nos vies, nous ne pouvons comptons que sur nous-mêmes pour nous organiser et produire selon les besoins de la population. Nous faisons tourner les usines et c’est à nous de réquisitionner les masques, de les donner aux soignants, de fabriquer des respirateurs. C’est à ceux qui font la société de décider de son avenir.

Crédit photo : ALY SONG




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