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Répression policière

Répression de la grève des éboueurs à Aubervilliers : stop à l’acharnement contre Adèle et Lassana !

Ce mercredi Lassana, délégué syndical CGT au garage de camions poubelles à Aubervilliers, ainsi qu'Adèle, chercheuse au CNRS et soutien sur le piquet de grève, ont tous les deux été convoqués au commissariat d'Aubervilliers, après avoir déjà passé la journée de samedi en garde à vue.

mardi 11 février

Quand le gouvernement n’a plus que la matraque pour casser la grève contre la réforme des retraites, il envoie la police pour mettre grévistes et soutiens en garde-à-vue. C’est ce qui s’est passé samedi dernier avec Lassana, délégué syndical CGT au garage de camions poubelles à Aubervilliers, ainsi qu’Adèle, chercheuse au CNRS venue en soutien sur le piquet de grève. La police était intervenue violentant et ciblant expressément le délégué syndical, selon les témoins, identifié comme un des meneurs de la grève sur le site. Et c’est tandis qu’Adèle, chercheuse au CNRS, tentait de s’interposer, qu’elle aussi a fait les frais des forces de répression, subissant de son côté des remarques sexistes en plus des brutalités policières. Résultats des courses samedi matin : les deux étaient embarqués manu militari et placé en garde-à-vue.

Sous pression des soutiens, en particulier de leurs collègues respectifs, notamment des éboueurs de la ville de Paris, mais aussi de l’interpro locale rassemblés le matin même devant le commissariat, ils étaient toutefois libérés quelques heures plus tard, non sans recevoir une convocation à se présenter ce mercredi 11 au commissariat pour une confrontation. Et pour cause, alors que témoins présents sur le piquet de grève attestent de la violence des forces de police ce matin là, Adèle et Lassana sont accusés d’outrage et rébellion par les hommes en uniforme qui les ont interpellés. Un classique pour criminaliser le mouvement et intimider grévistes et soutiens.

Le rendez-vous était donc donné ce mercredi à 13h30 devant le commissariat d’Aubervilliers pour les soutenir et montrer que face à l’acharnement judiciaire et policier, collègues et soutiens ne les laisseront pas seuls. Au moment où le gouvernement n’hésite plus à réprimer, alors que la mairie de Paris fait appel aux CRS pour briser la grève des éboueurs contre la réforme des retraites, en faisant entrer les forces de répression sur leurs lieux de travail, y compris en menaçant les grévistes de réquisition, tandis que dans les lycées mobilisés les proviseurs font intervenir la police à l’intérieur même des établissements pour réprimer les lycéens qui protestent contre les E3C, comme à Aulnay-sous-bois (lycée Jean Zay) ou à Paris (lycée Hélène Boucher), l’arme de ceux qui luttent, qu’ils soient grévistes, enseignants-chercheurs, profs, lycéens ou étudiants, reste la solidarité pour faire battre en retraite Macron et son (im)monde.




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