×

Bataille des retraites

Retraites : rien à attendre du Parlement, c’est par la grève qu’on fera reculer Macron !

Ce lundi, l'examen de la réforme des retraites a commencé à l'Assemblée. Face à un gouvernement déterminé à passer en force, c'est par la construction d'une grève reconductible large qu'il sera possible de gagner !

Révolution Permanente

6 février 2023

Facebook Twitter

La manifestation du 31 janvier à Toulouse

Ce lundi, l’examen de la réforme des retraites a commencé à l’Assemblée nationale. Si le gouvernement fait toujours face à des difficultés pour s’assurer une majorité avec la droite, l’issue des « débats » est cependant déjà fixée pour Macron et Borne : la réforme est « non négociable » et doit passer coûte que coûte, quitte à imposer le texte par ordonnance ou 49.3.

Malgré les deux journées de mobilisation des 19 et 31 janvier, qui ont montré l’ampleur historique de la colère en réunissant des millions de manifestants et grévistes partout en France, l’exécutif reste ainsi déterminé à nous faire travailler plus longtemps. Cette situation pose la question du plan de bataille pour gagner.

En effet, aussi fortes soient-elles, les journées isolées ne suffiront pas à faire reculer Macron. Une source gouvernementale l’assurait tranquillement à BFM TV le soir du 31 janvier : « s’il y a une grande manif tous les dix jours, cela ne nous fera pas reculer ». Une autre ajoutait : « le sujet pour nous, ce sont les grévistes, et donc le risque de blocage ». Les propos sont clairs : sans un mouvement dur, le gouvernement ne pliera pas.

Pourtant, la politique de l’intersyndicale est à l’opposé de ce constat et continue de s’inscrire dans une logique de pression. Une position indissociable d’illusions parlementaires, réaffirmées la semaine passée dans Les Echos, Laurent Berger expliquant : « Il faut absolument que la représentation nationale débatte de l’article 7 et donc du relèvement de l’âge légal à 64 ans, la mesure phare de la réforme, et que les députés se prononcent sur les amendements visant à la supprimer ».

En conséquence, l’intersyndicale a tendu récemment à relativiser l’importance de la grève, comme le montrent les discussions autour de la journée du 11 février, mais aussi, pour Laurent Berger, à refuser explicitement la perspective de la reconductible expliquant : « on n’appelle pas à bloquer le pays » car « il faut garder l’opinion ».

Un prétexte trompeur, alors que 67% des actifs considèrent selon un sondage qu’il faudra bloquer le pays pour gagner. A rebours de ce discours, il y a urgence à travailler à la construction d’une grève reconductible ! Une telle stratégie n’est pas réservée à quelques secteurs du mouvement ouvrier, et il est possible de construire un tel mouvement en alliant radicalité et massivité. Mais pour cela, il faut mettre toutes nos forces dans la construction de cette perspective.

Pour cela, il faut s’organiser à la base, entre syndiqués et non syndiqués, afin de commencer à discuter de cette stratégie dans des AGs et Interpros, qui seront un levier central pour briser les obstacles à un mouvement dur. Également, et pour éviter toute « grève par procuration », il est fondamental que les secteurs les plus habitués aux grèves dures et convaincus de l’enjeu de la reconductible, tels que les cheminots, les raffineurs, ou les électriciens, travaillent à étendre cette perspective en s’adressant aux secteurs autour d’eux : sous-traitants, entreprises locales, etc.

Enfin, pour s’assurer que la grève reconductible entraîne l’ensemble de notre classe, il faut un programme qui donne à toutes et tous envie de se battre, en liant nos revendications sur les retraites à la question des salaires, mais aussi à un programme plus large pour en finir avec des conditions de travail qui nous brisent, la destruction des services publics ou encore le chômage et la précarité. D’ores et déjà, de nombreux manifestants assument que leur colère dépasse la question des retraites, allons plus loin et défendons un programme à la hauteur de la colère !

Tract diffusé à la manifestation du 7 février.


Facebook Twitter
Éducation : la grève du 22 avril ne peut rester isolée, il faut un plan pour élargir la lutte !

Éducation : la grève du 22 avril ne peut rester isolée, il faut un plan pour élargir la lutte !

SNCF : 300 personnes en soutien à Régis, menacé de licenciement pour avoir dénoncé des VSS

SNCF : 300 personnes en soutien à Régis, menacé de licenciement pour avoir dénoncé des VSS

Roissy : face à la pression patronale, les salariés d'un sous-traitant de Sixt en grève reconductible

Roissy : face à la pression patronale, les salariés d’un sous-traitant de Sixt en grève reconductible

100€ à débourser pour accéder à son CPF : le gouvernement fait à nouveau payer les travailleurs

100€ à débourser pour accéder à son CPF : le gouvernement fait à nouveau payer les travailleurs

« Ils veulent museler toute contestation ». La CGT Fleury Michon appelle à la grève contre la répression

« Ils veulent museler toute contestation ». La CGT Fleury Michon appelle à la grève contre la répression

5 jours de mise à pied : la SNCF réprime Marion, cheminote ayant dénoncé une agression sexuelle

5 jours de mise à pied : la SNCF réprime Marion, cheminote ayant dénoncé une agression sexuelle

« Tavares gagne 36,5 millions grâce aux ouvriers sous-payés » Vincent, délégué CGT Stellantis

« Tavares gagne 36,5 millions grâce aux ouvriers sous-payés » Vincent, délégué CGT Stellantis

Toulouse. Marche blanche en mémoire d'Adrien, employé de l'ATPA-SPA en lutte contre la maltraitance animale

Toulouse. Marche blanche en mémoire d’Adrien, employé de l’ATPA-SPA en lutte contre la maltraitance animale