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Covid-19

Bolsonaro, contaminé, fanfaronne pendant que le Covid fait des ravages en Amérique du Sud

En Amérique latine et dans les Caraïbes, il y a actuellement plus de 6 000 000 de cas de coronavirus, ce qui en fait l’épicentre actuel de la pandémie.

vendredi 10 juillet

Le Brésil, après les États-Unis, est le deuxième pays le plus touché au monde. Il a enregistré ce jeudi plus de 1200 morts en 24 heures, alors que son président, Jair Bolsonaro, lui-même contaminé, continue de minimiser la gravité du problème. En effet, Bolsonaro, après avoir été testé positif par Covid 19 et s’être adressé aux journalistes sans masque (ce qui lui a valu une plainte), poursuit sa politique négationniste et son extrême négligence qui frise la stupidité en disant que l’utilisation d’un masque n’est que pour les « gays » et en promouvant l’hydroxychloroquine.

Cependant, la réalité du pays est effrayante : Le Brésil concentre à lui seul la moitié des contaminations sud-américaines, ayant déjà dépassé les 69 000 décès et enregistré 42 619 nouvelles infections en 24 heures, soit un total de 1 755 779 personnes contaminées. Mais malgré cela, le président continue d’attaquer les plus démunis de manière brutale : il y a trois jours, il a opposé son veto à quatorze points d’une loi qui vise à lutter contre la propagation de la pandémie chez les peuples autochtones, expliquant que son veto était dû au fait que la loi implique des dépenses qui auront « un impact sur le budget ».

Il leur refuse ainsi l’accès universel à l’eau potable et la distribution gratuite de matériel d’hygiène, de nettoyage et de désinfection dans les villages. Il a également mis son veto sur la fourniture urgente de lits d’hôpitaux et d’unités de soins intensifs pour les populations indigènes, ainsi que sur la fourniture de respirateurs et de machines d’oxygénation du sang.

Mais le Brésil n’est pas le seul pays touché par la crise, et Bolsonaro n’est pas le seul président de droite contaminé par le virus. La présidente putschiste de la Bolivie, Jeanine Añez, a également été testée positif au coronavirus et a notifié la nouvelle à travers d’une vidéo sur Twitter, où elle dit qu’elle va bien et promet qu’ils « s’en sortiront ». Mais son gouvernement putschiste est le seul responsable de la gestion désastreuse de la crise sanitaire, qui se traduit par l’effondrement des hôpitaux et des morgues, qui sont actuellement sur le point d’ouvrir des fosses communes et de penser à acheter des camions réfrigérés pour y mettre les cadavres.

En Argentine, un nombre record de cas positifs de covid-19 a été enregistré jeudi, avec 3663 nouveaux cas et plus de 90 000 au total.

L’incompétence de ces gouvernements a des conséquences plus que désastreuses pour les travailleurs, en particulier pour les secteurs les plus pauvres et discriminés comme les peuples autochtones. L’énorme mépris de la part des classes dominantes locales envers les plus pauvres qui a toujours causé un grand préjudice à l’accès à la santé, et même à un repas quotidien, essentiel à la santé humaine, a été énormément aggravée par la crise sanitaire. Mais les gouvernants ne font que continuer de nier la gravité et de fermer les yeux sur les morts qui s’accumulent constamment dans les rues.

Face à la crise économique qui approche et qui touche déjà un grand nombre de travailleurs et travailleuses, des jeunes, des personnes noires, notamment dans les pays sous domination impérialiste, nous ne pouvons faire confiance ni à Bolsonaro, ni à Añez, ni à aucune marionnette gouvernementale. Il faut imposer une réponse de classe, de la part des travailleurs. Bolsonaro et Áñez s’en sortiront sans doute, mais derrière eux ce sont des milliers de personnes qui meurent. C’est le moment de leur faire payer.




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