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Notre classe

PREPARONS LE 16 JUIN

Bordeaux. 90% de grévistes à L’Accueil de Biologie Centralisé, dans la perspective du 16 juin

Ce mardi matin, une centaine d'hospitaliers et de soutiens extérieurs se sont rassemblés devant la Direction Générale du CHU de Bordeaux, à l'appel de l'intersyndicale, pour exiger la prime de 1500 euros promise par Macron et son gouvernement.

mardi 9 juin

L’Accueil de Biologie Centralisé (ABC), regroupant 36 travailleurs précaires, comptabilisait ce mardi 9 juin 90% de grévistes. Ce secteur, représentant le « premier maillon de la chaîne » de l’hôpital en période de COVID, se voit aujourd’hui promettre une prime de 500 euros, bien inférieure aux annonces gouvernementales annonçant une prime de 1500 euros pour l’ensemble des hospitaliers.

« Nous n’avons aucune reconnaissance, on a travaillé dur pendant cette période là et on a la prime minimale, on est complètement oubliés » témoigne Mélina, ce mardi matin devant le site de la Direction Générale à Talence. « Sans nous, il n’y aurai eu aucun acheminement, on reçoit tous les prélèvements de Bordeaux et de Nouvelle Aquitaine, on a du les ouvrir, les enregistrer pour les envoyer dans les labos prédéfinis pour les analyses. Sans nous, il n’y a pas de tests ! »

Ce mépris post-crise pour ces travailleurs précaires – parmi lesquels plus de 80% sont en CDD sans aucune promesse de CDI – s’est aussi illustré pendant le pic de l’épidémie « on n’a pas eu de masques pendant deux semaines ; et après on nous a distribué des masques en papier crépon alors qu’on été au contact du virus chaque jour ! », témoignage Laurianne.

« On nous disait que les masques ne servaient à rien, que le virus n’allait pas nous sauter dessus... alors on a continué à travailler ». « Aujourd’hui nous ne touchons pas la prime de contagion alors que plusieurs d’entre nous ont été suspectés d’être infectés ».

Parmi les grévistes, des travailleurs de la logistique et de la blanchisserie, ces « petites mains » sans qui l’hôpital ne tournerait pas, étaient aussi présents pour exiger de toucher l’intégralité de la prime de 1500 euros mais aussi une revalorisation immédiate des salaires de l’ensemble des travailleurs de l’hôpital.

Nous exigeons l’embauche massive de personnels hospitaliers ainsi que la titularisation de tout les contrats précaires. Pour faire face à la crise de l’hôpital public, des investissements massifs, la réouverture des 70 000 lits fermés ces 15 dernières années ainsi que la création de nouveaux lits, notamment en réanimation.

Ces revendications ne seront jamais acquises si l’on fait confiance au gouvernement et au patronat. Nous devons nous organiser, en toute indépendance de classe, dans les rues et nos lieux de travail, en liant nos luttes les unes aux autres. Le 16 juin, dans les rues, les mouvements anti-racistes, de jeunesse, féministes, LGBTQI, le milieu associatif, les organisations politiques de la gauche et les syndicats doivent s’allier aux hospitaliers en grève !

Rendez-vous le 16 juin à 11h30 place Sainte Eulalie en face de l’hôpital St André, à Bordeaux pour continuer la lutte commencé par les grévistes de l’ABC !




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