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Politique

Municipales à Paris

Buzyn, ministre de la casse de l’hôpital public, donne des leçons sur la gestion du Coronavirus à Hidalgo

Jugé par l’OMS comme « une éventuelle pandémie », le coronavirus s’est invité dans la campagne des municipales pour la ville de Paris. L’ex-ministre de la Santé s’est targuée sur Europe 1 de pouvoir gérer la situation, elle qui a quitté le gouvernement en pleine crise et qui a géré la casse de l'hôpital public.

mardi 25 février

Credits photo : François Guillot/AFP

Sur Europe 1 la toute nouvelle candidate LREM pour la mairie de Paris s’est exprimée pour faire valoir sa capacité à gérer la crise du coronavirus si tant est qu’elle siège à l’hôtel de ville, à l’inverse de sa concurrente qui occupe aujourd’hui ce poste : Anne Hidalgo, qui, selon les dires de l’ex-ministre, n’aurait « pas eu de contact » avec le ministère de la Santé. Aux porte-paroles d’Hidalgo de crier à la fake news, preuves à l’appui : des échanges de mail avec le ministère au sujet même de ce nouveau virus ! Des « vous demanderez (à Mme Hidalgo) si elle a pris en compte (les recommandations que j’ai faites) et si elle a formé ses agents » de Buzyn, aux « Bien sûr que nous sommes une ville extrêmement responsable » d’Hidalgo, il s’agit surtout pour un camp comme pour l’autre de tenter de se montrer fiable et à la hauteur de la probable crise à venir, qui, comme prévient l’OMS, pourrait être une « éventuelle pandémie ».

On est en droit de se demander déjà si cette crise pandémique est du ressort de la seule mairie mais aussi de trouver étrange qu’il y est concurrence en matière de santé publique. Surtout doit-on faire confiance à celle qui s’est appliquée pendant l’entière durée de son mandat ministériel à détruire l’hôpital public, soit les infrastructures qui permettent de soigner efficacement le plus grand nombre mais aussi d’en apprendre plus sur ce virus inconnu ? En effet, la crise ouverte par Buzyn dans le milieu hospitaliser fait des ravages : des centaines de lits comme centres fermés, des moyens plus qu’insuffisant pour gérer des malades en dehors des périodes de risques sanitaire, des hospitaliers non seulement sous-payés et en sous-nombre, pas de quoi faire face à une crise pandémique, donc.

Aujourd’hui, les membres du gouvernement, responsables de la casse du service public, veulent à tout prix apparaitre comme les plus aptes à gérer cette crise potentielle pourtant leur bilan au niveau de la santé publique est plus qu’alarmant. Les différents gouvernements libéraux et celui de Macron le dernier n’ont fait que précariser et détruire petit à petit le système de santé et leurs politiques ont mis en branle les travailleurs de ces secteurs, pour certains en bataille depuis près d’un an.

Or, la crise du coronavirus a montré comment une gestion du système de santé par le néolibéralisme est calamiteuse, entre hôpitaux mal construits et confinements mal ordonnés. Aujourd’hui la crise du coronavirus est le révélateur de la faiblesse des services publics et ceux français sont loin d’être en reste après le bulldozer Buzyn. Elle qui a quitté son ministère en pleine crise semble bien mal placée, mais le PS n’est pas mieux placé, lui qui n’a pas été en reste pour entamer la casse des acquis sociaux et des services publics.




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