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Politique

Suppôt du patronat

Ennemie de classe. Marine Le Pen s’en prend au préavis de grève de la CGT

Ce vendredi Marine Le Pen s’est de nouveau illustrée en qualifiant l’appel à la grève de la CGT de “honteux”. Une sortie qui nous rappelle de quel côté se range réellement Le Pen et l'extrême-droite : celui du patronat, et en aucun cas de celui des travailleurs.

samedi 4 avril

Interviewée ce vendredi par BFMTV et RMC, Marine Le Pen a été appellée à réagir à l’appel à la grève des services publics lancé par la CGT pour tout le mois d’avril pour protester contre la loi d’urgence sanitaire. Pour elle, “la CGT a honteusement lancé [cet] appel à la grève”. Une remise en cause d’un droit fondamental des travailleurs qui montre bien de quel côté se range Marine Le Pen : celui du patronat.

Voulant se faire passer pour la défenseuse des travailleurs, elle a ensuite affirmé que “tout ce qu’ils veulent [les salariés, NDLR], c’est être protégés”. Difficile pourtant de se sentir protégé quand la loi d’urgence sanitaire constitue une attaque brutale contre le droit du travail et les droits démocratiques, en durcissant la répression, en permettant l’allongement du temps de travail jusqu’à 60h et en attaquant les congés payés. Une loi antisociale et autoritaire que les députés du Rassemblement National ont voté à l’Assemblée, de même que le projet de loi prévoyant 45 milliards d’aide au patronat et rien pour les travailleurs.

Une fois de plus, Marine Le Pen montre de quel côté elle se trouve réellement : quand il s’agit de la remise en cause des intérêts du patronat, elle semble bien prompte à se ranger de son côté et à attaquer les droits des travailleurs.

Crédits photo : Pascal GUYOT/AFP




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