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Notre classe

Solidarité avec la jeunesse précaire !

Le Poing Levé en soutien aux grévistes de Chronodrive en lutte pour leurs salaires !

En solidarité avec les grévistes de Chronodrive qui luttent pour leurs salaires face à l'inflation, les militant·e·s du collectif étudiant Le Poing Levé se sont rendues auprès des travailleurs des entreprises de Marseille, Bordeaux, Paris et Rennes pour construire la grève à échelle nationale.

vendredi 8 juillet

Au cours de la première journée de grève à Chronodrive Basso Cambo, les grévistes qui se sont organisés en Assemblée Générale ont rapidement pointé la nécessité d’élargir le conflit à d’autres magasins, afin de construire un rapport de force plus important pour faire plier leur direction. C’est dans ce sens qu’ils ont lancé un appel large aux salarié·e·s de Chronodrive à travers le pays à rejoindre cette deuxième journée de grève, pour pouvoir frapper ensemble.

Suite à cette appel, Rafael Cherfy, responsable de la section CGT Chronodrive, est entré en contact avec des salarié·e·s de différents magasins toulousains pour les informer et les appeler à rejoindre la mobilisation du 9 juillet.

Avec une majorité de salarié·e·s étudiant·e·s, le turn-over est très important. Il n’est donc pas facile de trouver des interlocuteurs dans d’autres magasins, si ce n’est en allant les démarcher directement sur les autres sites. En solidarité avec les grévistes et avec la volonté de prêter main-forte à la mobilisation, les militant·e·s étudiant·e·s et lycéen·ne·s du collectif Le Poing Levé ont été à la rencontre des travailleurs et travailleuses d’autres villes comme Marseille, Paris, Rennes ou encore Bordeaux.

A Bordeaux, les jeunes militant·e·s se sont rendu·e·s aux magasins de Pessac et Mérignac afin de tracter l’appel à la grève lancé par les toulousain·e·s et récolter de l’argent pour la caisse de grève. « On soutient de toutes nos forces les revendications de la jeunesse précaire qui refuse de payer la crise et c’est pour ça qu’on s’en empare, qu’on cherche à faire connaître cette grève et à étendre le conflit ici » explique l’un d’eux.

A Rennes, Imogen, lycéenne et militante du collectif explique la raison de son investissement dans la lutte des Chronodrive : « C’est important d’être ici en tant que lycéenne parce qu’on est la future jeunesse précaire, on sait que cette précarité on va la vivre et qu’on sera nous aussi dans ce type d’emplois, donc on veut apporter notre force. »

A Paris, ce sont les militant·e·s du Poing Levé de l’Université de Paris et de l’Université de Nanterre qui se sont rendus aux portes des Chronodrive locaux pour y tracter l’appel à la grève. Dans une vidéo de solidarité, Irène, étudiante à Paris 8 insiste : « À Chronodrive où les travailleurs sont payés au SMIC, c’est la famille Mulliez qui détient l’entreprise et elle a fait 24 milliards d’euros [de bénéfices] en 2021. »

L’inflation grimpe de façon scandaleuse et la seule réponse qui nous est proposée c’est du mépris : des patrons qui n’augmentent pas les salaires à la hauteur, jusqu’à laisser l’augmentation obligatoire du SMIC rattraper les salaires de certains salariés, et de l’Etat qui ne propose que des augmentations ridicules de certaines aides sociales comme les APL. Dans ce contexte, les grévistes de Chronodrive affirment qu’ils « ne veulent pas des miettes ! », et montrent la voie à suivre pour la jeunesse précaire, à savoir relever la tête et se battre contre les patrons milliardaires sans concessions !

Avec Le Poing Levé, nous avons choisi de mener cette lutte aux côtés des travailleurs et travailleuses de Chronodrive qui se mobilisent pour les aider à construire la grève, car elle est significative pour toute la jeunesse précaire qui cherche à relever la tête. Si les Chronodrive gagnent, c’est une victoire pour tout le monde du travail, qui de plus en plus se bat par la grève pour des augmentations de salaire sous le slogan « tout augmente, sauf nos salaires ». Si les Chronodrive gagnent, c’est aussi une victoire pour la jeunesse précaire, souvent étudiante et travailleuse, obligée de se salarier dans des emplois difficiles et mal payés.

La lutte des Chronodrive nous montre ainsi la voie à suivre pour réussir à construire un rapport de force et imposer que face à l’augmentation des chiffres de l’inflation, l’ensemble des salaires soit augmenté pour permettre aux travailleurs du public et du privé de vivre décemment. Aussi, avec la période estivale, nombre d’étudiant·e·s sont obligé·e·s de se salarier alors que des grandes fortunes continuent de s’enrichir, avec par exemple la famille Mulliez qui détient des centaines d’entreprises ainsi qu’un capital de plusieurs milliards d’euros fait sur le travail de jeunes comme ceux de Chronodrive. Pour cela, le combat pour arracher l’indexation des salaires et des bourses sur l’inflation se fera aux côtés des grévistes qui ne courbe pas l’échine face à l’Etat et au patronat.

Cette lutte inédite doit être appuyée et relayée par toutes les forces qui se posent en défense des opprimées et exploités, des organisations du mouvement ouvrier, de la jeunesse, du mouvement féministe et anti-raciste, la lutte des Chronodrive est une lutte qui doit servir d’avertissement au capitalisme. Un avertissement qui dit « Nous ne nous laisserons pas faire. Stop au fin de mois difficiles, stop aux conditions de travail terribles qui nous sont réservées ! ».



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