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Chili

Narcisa Calderon, militante trans chilienne détenue pendant 24h

En fin de semaine au Chili, la jeunesse lycéenne a battu le pavé pour réclamer la démission de Pinera et de son gouvernement. La police n'a pas manqué de réprimer ces manifestations ainsi que d'interpeller des manifestants, dont a fait partie notre camarade militante transgenre Narcisa Calderon.

vendredi 6 mars

Hier, lors des grandes manifestations lycéennes qui ont réuni des milliers de personnes à Santiago, Antofagasta, Arica, Valparaiso et d’autres villes, notre camarade Narcisa Calderon a été interpellé par des « carabineros », force de répression chilienne. Heureusement, cette dernière a été libéré dans la soirée de jeudi mais il est important de condamner l’arrestation arbitraire dont elle, ainsi que des milliers d’autres Chiliens, ont été victimes. Alors que le gouvernement de Pinera appelle les chiliens à un retour à la normalité via un recours constitutionnel, les milliers de lycéens ont dû s’affronter à la police et à crier « Fuera Pinera » (Dégage Pinera).

Narcisa Caldéron est connue dans la région de Tarapaca (au nord du pays) et notamment dans la ville d’Arica, comme militante transgenre du collectif féministe internationale Du Pain et Des Roses et du Parti des Travailleurs Révolutionnaires qui anime le journal La Izquierda Diaro Chile, journal frère de Révolution Permanente. Son arrestation n’est pas fortuite, mais bien politique.

Contre la politique répressive du gouvernement, des lycées ont commencé à développer des petits embryons d’auto-organisation grâce à la coordination entre les différents établissements comme cela a pu être le cas dans la commune de San Miguel. Les militants révolutionnaires chiliens appellent à l’expansion de ces coordinations afin de lutter pour leur droit à décider pour eux-même, c’est justement de ça dont Pinera a peur.

Nous, les militants de Révolution Permanente, réaffirmons notre solidarité envers nos camarades chiliens qui mènent la lutte et subissent la répression depuis bientôt 5 mois. Pays de naissance du néolibéralisme, le Chili est le modèle dont on retrouve les traits en Europe, dont la France n’est pas exempte. Les mobilisations d’ampleur des gilets jaunes et contre les retraites nous offrent un écho international pour dénoncer les politiques impérialistes françaises menées au Chili, ainsi que les liens entre Macron et Pinera !

Alors que la situation politique pourrait, durant le mois, connaître de nouveaux développements, et alors que le gouvernement témoigne de sa crainte à l’approche du 8 et 9 mars - une semaine avant la réouverture des universités, en accentuant les mesures répressives, cette grève féministe qui approche apparaît comme centrale pour “tout bouleverser, avec des plans sérieux et organisés pour paralyser tout le Chili avec une grande grève générale, qui propose de mettre fin à la constitution de Pinochet, et nous permet de fonder démocratiquement une Assemblée constituante, libre et souveraine, pour les droits des femmes et la réalisation de toutes les revendications de l’immense majorité, agitée dans les rues depuis plus de 4 mois maintenant”, rappellent nos camarades de Du Pain et Des Roses au Chili.




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