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Non au licenciement de Christian Porta

Répression syndicale chez InVivo : 200 soutiens rassemblés aux côtés de Christian Porta, délégué CGT

Syndicalistes, énergéticiens, profs, cheminots, étudiants… Plus de 200 personnes se sont rassemblées devant le siège de Neuhauser (groupe InVivo) à Folschviller pour soutenir Christian Porta, délégué syndical CGT menacé de licenciement.

Alexis Taïeb

16 février

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Répression syndicale chez InVivo : 200 soutiens rassemblés aux côtés de Christian Porta, délégué CGT

Révolution Permanente

Ce vendredi matin, plus de deux cents personnes se sont rassemblées devant le siège de l’entreprise à Folschviller (57) pour soutenir Christian Porta, délégué syndical CGT Neuhauser (Groupe InVivo), lors de son entretien disciplinaire. Une démonstration de solidarité importante qui vient ponctuer une première semaine de grève des salariés de la boulangerie industrielle pour protester contre la tentative de licenciement de leur délégué syndical et pour exiger des augmentations de salaires.

Face à l’offensive décomplexée de la direction de Neuhauser qui tente de justifier la tentative de licenciement du délégué en l’accusant de « harcèlement moral », une délégation d’une cinquantaine de grévistes Neuhauser ont exprimé leur colère sous les fenêtres de leur direction. A leurs côtés, des délégations de travailleurs et de militants de toute la région avaient fait le déplacement. Parmi eux, la députée LFI Charlotte Leduc, Anasse Kazib, mais aussi des syndicalistes, énergéticiens, cheminots, travailleurs d’Arkema, de Total, d’Arcelor Mittal et de Logifar, professeurs, étudiants… ainsi que des militants de Révolution Permanente, Lutte Ouvrière ou du NPA.

Sous les applaudissements, Christian Porta, figure militante dans le département, a pris la parole pour remercier ses soutiens : « La direction me reproche qu’on se plaigne des conditions de travail. Elle a envoyé un signal à tous les travailleurs : si vous vous plaignez, si vous voulez faire grève, je vous convoquerai. Et aujourd’hui, les Neuhauser ont répondu par la meilleure des façons. Ils se sont mis en grève et ils sont là aujourd’hui ! ».

Devant l’entreprise, les prises de parole se sont ensuite succédées. La députée France Insoumise Charlotte Leduc a souligné « le rôle important que jouent les salariés de Neuhauser » et l’« exemplarité » de leur grève. Dimitri Nosa, le secrétaire de l’Union Départementale CGT Moselle, a fait le lien entre la répression de Christian et l’offensive anti-grève du gouvernement avant de laisser la parole à un militant de Solidaires.

« C’est l’ensemble du mouvement ouvrier qui est attaqué » a déclaré de son côté Anasse Kazib pour Révolution Permanente avant de saluer la solidarité des collègues de Christian Porta en grève. « C’est une guerre politique. L’attaque qu’est en train de vivre Christian Porta, on va la nationaliser ! » a-t-il ajouté. Et de conclure « il faut montrer aux patrons de France qu’on n’attaque pas la CGT comme ça ! ».

Avant la fin du rassemblement, Gaël Clément du NPA Lorraine est allé dans le même sens en dénonçant la « politique de harcèlement » du « patronat contre les travailleurs » et a conclu sur ces mots : « tant qu’il y aura des exploiteurs, il y aura des militants pour les combattre ». Sébastien, un militant de Lutte Ouvrière terminait les prises de paroles ainsi : « votre lutte est un gage d’avenir pour nous tous ! ».

Alors que ce matin le tribunal désavouait la direction de Neuhauser en levant l’interdiction de site à l’encontre de Christian Porta, décision dont la direction n’a pas fait appel, ce rassemblement est un pas important pour la lutte des Neuhauser, mais aussi plus largement. A l’heure où le mouvement syndical subit une attaque d’une ampleur historique, cette attaque est en effet un symptôme des attaques décomplexées du patronat, face auxquelles les démonstrations de solidarité sont essentielles.

Dans la foulée du rassemblement, un CSE s’est tenu. A cette occasion, les syndicats ont rejeté à l’unanimité le licenciement de Christian Porta, tandis que la grève démarrée mardi se poursuit dans l’entreprise pour les salaires et contre la répression. Des éléments encourageants, qui doivent permettre de poursuivre et de renforcer le combat, en dénonçant à grande échelle les méthodes anti-syndicales du groupe InVivo. Plus largement, face à la répression syndicale qui touche le pays nationalement, comme du côté de Roissy, il faut un plan de bataille national pour exiger l’abandon de toutes les mesures répressives à l’égard des militants syndicaux. De ce point de vue, la lutte que mènent les salariés de Fürst peut-être un point d’appui important.

Pour soutenir les Neuhauser : faites un don à la caisse de grève !


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