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BUZYN JOUERAIT-ELLE LES CRUELLA ?

Grève des urgentistes : le mouvement s’intensifie, Buzyn sourit sur la photo

Y'a pas, y'a pas de problème, répète Buzyn en musique pendant que les urgentistes continuent leur mouvement de grève : des personnels épuisés, des patients mis en danger, des conditions de soins déplorables - mais la ministre compte sans doute sur nos capacités d'adaptation.

mercredi 31 juillet

Crédit photo : XAVIER LEOTY / AFP

Le mensonge en politique, on connaît. Les masques, la langue de bois, le maquillage, on a pris l’habitude. Mais là, le maquillage craque de toutes parts et bien malgré elle, Buzyn est en train d’avouer qu’elle se contrefout que l’on vienne désormais à l’hôpital pour mourir entouré de personnels épuisés et à genoux.

C’est toute la politique de santé publique depuis des années que les urgentistes paient désormais très cher : les numerus clausus longtemps imposés aux étudiants en médecine, au prétexte de diminuer les dépenses de santé. Le raisonnement est tellement idiot qu’il mérite qu’on s’y arrête : « les généralistes prescrivent trop, donc il faut supprimer le nombre de médecins pour diminuer mécaniquement les prescriptions en rendant l’accès aux études de médecine plus difficile. »

Le désert médical ainsi créé a poussé de plus en plus de patients à aller à l’hôpital. Mais l’hôpital subit lui aussi les décisions du ministère - on imagine que Buzyn et ses prédécesseurs ont dû se faire le raisonnement suivant : « trop de patients vont à l’hôpital, il faut asphyxier les hôpitaux pour que les patients n’y aillent plus. »

Alors ce sas de la médecine générale à l’hôpital, les Urgences, arrive à saturation. A Saint Etienne, à Caen, à Paris, à Libourne, en Guadeloupe, à Clermont Ferrand, à Nice, à Lille ce sont désormais plus de 211 services qui sont en grève. Des personnels qui réclament qu’on leur donne les moyens de soigner.

Mais ce gouvernement a oublié toute décence dans son « projet » d’anéantir le fonctionnement des services publics. Et depuis le début des Gilets Jaunes et tout récemment le décès de Steve à Nantes, on sait que la mort fait partie du jeu. Et Buzyn, c’est un peu Cruella parvenue au pouvoir. 




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