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Notre classe

Contre l'extrême-droite

Le 23 novembre, soutenons Léo, enseignant toulousain attaqué en justice par le RN !

Nous relayons le communiqué du comité de soutien à Léo, professeur des écoles, militant et syndiqué à la CGT Educ’Action 31, qui passe en procès à Toulouse suite à une plainte déposée l’année dernière par le Rassemblement National. Dans un contexte où se multiplient les attaques de l’extrême-droite et où se renforce la répression envers les militants politiques et syndicaux, soyons nombreux devant le tribunal de Toulouse !

mardi 16 novembre

Crédit photo : @JB

A Toulouse, quatre enseignants, parmi lesquels des militants à la CGT Educ’Action et à Sud Education, avaient été placés en garde à vue le 21 septembre 2020 à la suite d’une plainte déposée par Quentin Lamotte, candidat du Rassemblement National lors des dernières élections municipales. Ce dernier déclarait avoir été victime de violences physiques suite à une action antifasciste visant à perturber le tractage du RN sur un marché toulousain lors de la campagne des municipales.

Si trois des quatre enseignants ont été relâchés au bout de 24h avec un rappel à la loi, Léo, instituteur dans un quartier populaire toulousain, syndiqué à la CGT Educ’Action et reconnu pour ses différents engagements militants, est depuis poursuivi en justice pour violences. Un ciblage qui n’a rien d’un hasard, le dossier de l’enseignant faisant mention de son militantisme d’extrême-gauche et de sa présence lors de différentes actions et manifestations. Comme le souligne le communiqué, il s’agit d’une manœuvre politique. Ce procès témoigne d’une tentative de l’extrême-droite et du gouvernement pour inhiber, par le biais des institutions, toute combativité dans le mouvement ouvrier organisé.

Reporté d’un an, le procès de Léo intervient en effet dans un contexte particulier, où se conjuguent crise économique, crise sanitaire et course à la présidentielle. Sur ce dernier point, l’extrême-droite, incarnée par Marine Le Pen et Eric Zemmour, s’est ainsi vue ouvrir l’espace pour imposer ses thèmes xénophobes et racistes dans la campagne, surenchérissant sur l’offensive autoritaire et islamophobe du gouvernement, qui s’exprime notamment à travers les lois sécurité globale et séparatisme.

Ces dernières années, les militantžežs ont vu s’accroître la répression de la part de l’Etat et de ses institutions. Cette répression croissante intervient en parallèle du processus de démantèlement des services publics mis en place par l’État, et des multiples attaques initiées par le gouvernement, auxquels les travailleurs se sont opposés lors des grandes manifestations contre la réforme des retraites ou encore pendant la grève de la RATP-SNCF. La loi sécurité globale autorise désormais la police à collecter des données concernant l’opinion politique ou l’appartenance syndicale, tandis que la loi séparatisme facilite la dissolution d’associations par l’Etat – la première visée ayant été le CCIF, Collectif contre l’islamophobie en France. Les cas de répression visant des syndicalistes combatifs se sont ainsi multipliées, que ce soit à la RATP, dans l’Education nationale, ou dans le secteur privé.

Dans ce contexte, il est impératif que toutes les organisations syndicales et forces politiques du mouvement ouvrier se prononcent en soutien à Léo, contre la répression que subissent les militants syndicaux et plus généralement, contre toute tentative de briser la combativité de notre camp social.

En tant qu’organisation politique, nous serons ainsi présents pour dénoncer la répression dont est victime Léo et la tentative de l’extrême-droite, qui profite de l’espace ouvert par le gouvernement, pour faire taire les militantes et militants politiques et syndicaux.


Communiqué du comité de soutien à Léo

Mardi 23 novembre, Léo, professeur des écoles et militant à la CGT Educ’Action 31, passera en procès à Toulouse, à la suite d’une plainte émise par le Rassemblement National.

Il est poursuivi pour des « violences » qui auraient été commises lors d’une distribution de tracts du RN en février 2020, sur un marché populaire de Toulouse, dans le cadre de la campagne municipale. Ce jour-là, plusieurs citoyen.ne.s ont exprimé leur refus des idées racistes, sexistes et homophobes en scandant des slogans anti-fascistes. Léo était de ceux et celles là.

Alors que ce sont les militant.e.s du RN qui se sont montré.e.s agressif.ve.s, menaçant les personnes présentes et les insultant, c’est notre camarade et ses convictions antifascistes qui se retrouvent sur le banc des accusé.e.s !

Connu pour son engagement militant dans les mouvements de l’éducation nationale et contre la réforme des retraites, Léo est aujourd’hui la cible d’une répression politique inacceptable. Donnant foi au discours victimaire du Rassemblement National, ce procès montre la volonté de faire taire un militant syndical, et avec lui toute contestation sociale, par le biais de lourdes procédures judiciaires.

Nous, organisations syndicales et politiques, associations, militantes et militants, dénonçons cette répression et toute tentative d’intimidation. Nous exigeons l’arrêt total et immédiat de toutes les poursuites.

Militer n’est pas un crime !

Nous soutenons notre camarade Léo et appelons à un rassemblement devant le TGI de Toulouse (Métro Palais de Justice) le mardi 23 novembre à 12h puis à 17h00 si le procès n’est pas terminé.

Le comité de soutien à Léo

Soutenu par :

CGT Educ’Action 31, SUD Education 31-65, CNT 31, association VISA, Assemblée féministe toutes en grève, Attac Toulouse, CGT CHU Toulouse, CGT Educ’Action du 12, du 32 et du 46, CGT météo Toulouse, CGT-SELA 31, CGT TAS Toulouse, CGT Thales Toulouse, DAL 31, Ensemble 31, FERC-Sup CGT de l’université Toulouse le Mirail-Jean Jaurès, FI 46, LO 31, NPA 31, PCOF 31, Secours rouge Toulouse, SLCBA CGT 31, Solidaires 31, SUD CT 31, SUD culture 31, SUD santé sociaux 31, SUD rail 31, Sundep Solidaires-SUD enseignement privé, UCL Toulouse et Alentours, UL CGT Mirail, Union Antifasciste Toulousaine




Mots-clés

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